[e-criture]

[#92] Les jambes qui n’ont pas d’artère (V-01)



Cy Jung — [#92] Les jambes qui n'ont pas d'artère (V-01)

[Le prétexte] Je rentre tard du judo. Il est presque minuit. L’heure du crime ?
Trois gars discutent en bas de chez moi.
— Si on te tire dans les jambes. Tu ne risques rien ! Y pas d’artère dans les jambes.
Aucun des deux autres ne rectifie.


Petit rappel liminaire

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droits ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.



Le 1er novembre 2020, dans le cadre du second confinement, Cy Jung a invité ses lectrices et lecteurs à écrire un texte court à partir de ce Prétexte. Trois ont répondu. Voici leur texte, la nouvelle en [e-criture] de Cy Jung est juste en dessous.

Les jambes qui n’ont pas d’artère
Les marcheur(e)s, par groupe de cinq, commencèrent à escalader les Dentelles de Montmirail. C’était un dimanche comme les autres, plus doux peut-être, et Ornella prit conscience qu’elle était trop chaudement habillée. Elle craignait toujours les défaillances de son corps à régler sa température interne, elle avait raison car là, elle allait transpirer, et cette gêne allait rendre sa marche plus difficile, elle allait inévitablement fatiguer.
Elle n’oubliait pas que, si elle faisait ces randonnées, c’était pour garder ce souffle si précieux pour ses bronches dépourvues de cils vibratiles, et de moins en moins élastiques. C’était chaque fois un défi – qu’elle relevait, certes — mais sans cesse remis en cause par des erreurs de jugement : aujourd’hui un réchauffement de l’air.
Alors, la montée se fit de plus en plus dure pour elle, ses expirations étaient moins longues, ses inspirations moins profondes. Ses muscles, moins oxygénés, devenaient douloureux. Elle demanda une pause pour prendre le temps de boire. Accepté. Elle en profita pour reprendre son souffle. Ils et elles repartirent avant que les muscles ne se refroidissent. Pour elle, cette courte interruption fut bénéfique, et elle redémarra, confiante, en restant derrière l’animatrice pour tenter de se couler dans son pas. Dur. Dur. Petit à petit on la dépassait, elle se retrouva en cinquième position.
Alors, elle ressentit plus profondément la fatigue dans ses jambes. Elle perdit vite encore quelques mètres, c’est alors que la quatrième se retourna et lui cria : « Mais t’as rien dans les jambes Ornella, ! Avance... »
Michèle Chazeuil

« Pas d’artères dans les jambes, quelle veine ! »
Contribution anonyme

Les Mouton étaient perplexes. Des humains avec des fusils prenaient des airs de conspirateurs et circulaient d’une manière irrationnelle. Humain et irrationnel étaient une association quotidienne. Mais là, les Mouton ne trouvaient pas quelle occupation aberrante ces bipèdes avaient trouvée. Ils regorgeaient d’idées bêtes et méchantes. Il semble qu’il s’agissait de tirer dans les jambes d’autres humains. Caddie leur avait dit que les humains touchaient le fond de leur humanité. Il n’avait plus foi dans beaucoup d’eux en dehors de sa ménagère.
Cela ressemblait à un jeu : je te tire dans les jambes ou je te fais un croche-patte. Ça en faisait rire beaucoup, du côté des tireurs et crocheteurs. Ils en étaient alors encore plus inquiétants pour les Mouton.
Toute la bande s’était cachée de cette fureur. Quand l’un des chasseurs se tira une balle dans le pied en trébuchant sur un crocheteur-patteur qui s’était trompé de cible, le rire fusa. L’absurdité était à son comble, et l’ironie permit de se libérer du stress, comme de laisser couler les larmes dans l’ambiguïté de l’hilarité et de la tristesse. Immédiatement, ils se reprirent et entourèrent Helgant qui avait eu très peur et en tremblait encore. Ils le rassurèrent, avec amour. Amour partagé avec tous les chassés, tant qu’il ne restait aucune once de compassion pour le chasseur blessé, dans sa chair et son amour-propre. Triste, toute la bande pensait combien douleur et orgueil risquaient d’alimenter encore la haine chez les porteurs d’armes.
Les Mouton

[La nouvelle]
Eunice rumine. Depuis septembre, la salle de sport tournait au ralenti, avec des cours en petits comités, toutes fenêtres ouvertes. Heureusement, les enfants étaient revenus plus nombreux qu’elle ne le craignait, plus motivés que jamais après six mois sans judo. Tout s’était de nouveau arrêté, hormis les animations périscolaires qu’elle assure dans deux écoles du quartier et les cours particuliers à Louisette qui entre dans la catégorie des personnes vulnérables qui peuvent continuer à faire du sport.
Elle vient trois fois par semaine avec Joséphine ; cela fait beaucoup deux profs pour une seule élève mais il lui faut bien une partenaire, ce qui pose d’autant moins de problèmes qu’elles le sont (encore) dans la vie (un miracle de longévité pour l’une et l’autre) ! Ce second confinement aura au moins le mérite qu’elle progresse à grande vitesse s’il n’a pas celui de régler la situation sanitaire. Eunice en est convaincue : tant que la part belle sera faite à la production et à la consommation de masse dans un sacrifice permanent des écosystèmes et de la santé humaine, il émergera et circulera des virus de plus en plus délétères dont aucun confinement ne viendra durablement à bout.
Trois coups donnés à la baie vitrée lui font tourner la tête. Une corneille ? Une jeune judoka en manque de tatami plutôt, accompagnée de son partenaire de choix. Eunice sourit. L’état d’urgence n’autorise guère ces deux-là à lui rendre visite pendant leur pause de midi mais il n’est pas question de les gronder. Elle les laisse entrer et referme sitôt derrière eux. Il ne faudrait pas que la maréchaussée se méprenne.
— Bonjour sensei, on a fait un gâteau pour Camille et toi.
— Comme c’est gentil ! Chocolat ?
— Triple chocolat !
C’est de bon augure.
— Louisette passe tout à l’heure ; vous me permettez de le partager avec elle et Joséphine ?
— Elle vient faire du judo ?
— Oui. Avec sa carte d’invalidité et un certificat médical, c’est possible.
— Moi aussi, j’en ai une de carte d’invalidité !
Eunice blêmit ; elle n’y avait pas pensé. Elle aurait dû, ce d’autant que son club est affilié parajudo. Le Fils Martin loge désormais chez Lily, sa mère et lui ayant définitivement renoncé à cohabiter. Si ces deux enfants devaient se transmettre le virus, ils en ont largement le loisir à la maison et à l’école. Tout le monde fera néanmoins attention comme c’est déjà le cas avec Louisette et Joséphine dont Eunice reste éloignée tout en gardant un masque sur le visage.
— Excuse-moi Lily, cela m’avait échappé. Je dois d’abord en parler à tes parents en expliquant le protocole sanitaire et je veux que tu aies l’accord d’un médecin. Tu as conscience que ça peut faire des jaloux ?
— Ils n’ont qu’à prendre mon handicap !
— Lily ! ne sois pas de mauvaise foi.
— On se cachera au fond de la salle.
Une fois les enfants partis, Eunice appelle sitôt les parents de Lily. Elle tombe sur sa mère qui se réjouit d’emblée de la perspective.
— Comme Lily reste limitée dans ses temps de lecture papier ou écran, ce serait parfait. Même avec la compagnie de Fils, je sens qu’elle s’ennuie parfois. Je ne peux pas en permanence les envoyer se promener au square à ne rien faire. Vous êtes sûre qu’il y a besoin de l’avis d’un médecin ?
— Ce serait mieux même si ce n’est pas obligatoire. Il ne faudrait pas que nous soyons empêchés par des fonctionnaires trop zélés.
La maman de Lily se souvient très bien des soucis que Eunice a eus avec la police suite aux dénonciations calomnieuses de la maman de Fils ; il n’est pas question qu’elle la mette en difficulté.
— Je vais prendre un rendez-vous en visio.
— Parfait, merci. Et moi, je vous envoie tout de suite par mail les directives officielles et le protocole sanitaire version judo si votre médecin le demande.
Il ne réclame rien, ravi de pouvoir offrir à sa jeune patiente albinos de retourner sur un tatami. Il sait combien cela contribue à ses équilibres, autant physiologiques que psychologiques. Il a d’ailleurs un patient autiste qui aurait bien besoin de bouger autrement qu’entre son lit et le canapé. Eunice pourrait-elle organiser des séances de sport ? Sur les conseils de la maman de Lily, il l’appelle. Elle propose de rencontrer ce jeune avec ses parents afin de faire un bilan et envisager un encadrement adapté. Pour le cours de judo, elle va rester sur un format quatre participants option déficients visuels.
Quand Joséphine et Louisette arrivent en fin d’après-midi, elle se rend compte qu’elle a oublié de déjeuner, trop occupée par la mise en place d’activités physiques pour les personnes autorisées à pratiquer qu’elle a pu identifier grâce à ses différents contacts. Elle a ainsi recensé quatre jeunes supplémentaires qui ne peuvent fréquenter leur club (deux joueuses de foot, un lanceur de poids et une basketteuse) et un groupe d’adultes dont les cours de gym sont suspendus pour cause de gymnases municipaux fermés. Leur éducateur sportif est soulagé de trouver un lieu d’accueil à proximité de leur centre d’hébergement et rendez-vous est pris dès le lendemain pour organiser concrètement les choses.
Eunice évoque ses projets pendant que les deux judokas s’échauffent. Louisette est tout heureuse à l’idée de retrouver Lily sur le tatami. Son judo s’en ressent tant la moindre joie est, en ces temps difficiles, précieuse. Camille les rejoint au moment où il est question de goûter au gâteau au chocolat ; sa journée à l’école a été éprouvante ; entre les masques, les consignes de distanciation, le lavage des mains, et l’angoisse que beaucoup d’enfants refoulent dans la violence, elle peine à se consacrer correctement à sa mission d’enseignement. La discussion autour du sport pour les enfants et adultes handicapés reprend.
— C’est chouette ! se réjouit Camille, en croquant dans le gâteau. J’avais d’ailleurs quelque chose à vous demander.
Elle termine sa bouchée.
— Délicieux ce gâteau… L’arrêt des activités en club et les restrictions de déplacement grèvent l’activité physique de tous. Nos professeurs d’éducation sportive font ce qu’ils peuvent et l’idée a émergé de créer des vidéos d’exercices à la maison ou dans les squares. L’un d’eux a suggéré de solliciter les clubs que fréquentent nos élèves pour de courtes séquences, genre cinq minutes, qui mettraient un peu de variété dans les leurs. J’ai donc pensé à vous trois, même si ce n’est pas rémunéré. Ça peut promouvoir le judo…
— Même sans ça, c’est amusant, commente Eunice. Tout ce qui peut nous sortir de l’ordinaire est bon à prendre !
Louisette et Joséphine acquiescent. Elles se mettent d’accord sur un créneau où Camille sera disponible pour filmer. Eunice fera des propositions d’entraînements.
— Et Lily ? Interroge Louisette.
— On ne va pas la filmer, pour ne pas rendre les autres jaloux mais elle sera là à notre prochain cours. On pourra vérifier avec elle et Fils que nos exercices sont faisables par des enfants.
Un crissement de pneu arrête la conversation. Un gyrophare bleu éclaire la salle. Madame Martin leur ferait-elle une nouvelle blague ? Non, cette fois, c’est un riverain anonyme qui a appelé pour dénoncer une « fête sauvage avec tapage ». Eunice et Louisette présentent leur carte professionnelle et leur autorisation dérogatoire d’enseignement à une personne vulnérable pour Eunice, et de maintien de sa condition physique et d’accompagnement de personne handicapée pour Joséphine. Louisette dégaine sa carte d’invalidité. Quant à Camille…
— Je suis chez moi.
— Vous habitez dans cette salle ?
— Dans l’appartement au-dessus.
— Vous êtes en infraction madame. Vous êtes dans un ERP alors que s’y déroule un cours de sport pour handicapés. Vous ne portez pas de masque, ne disposez d’aucune attestation de professorat ou d’accompagnement et ne respectez pas les distances. Je vais devoir vous verbaliser.
— Je vous en prie, faites votre devoir.
Le consentement souriant de Camille surprend le policier ; l’impassibilité des trois autres encore plus. Il connaît ces dames, surtout la négresse à grande gueule qu’il a déjà interpellée et a toujours dans son viseur au vu de son insoumission passée. Il espérait une rébellion pour verbaliser un outrage, beaucoup plus crédible que l’entorse au confinement. Il fait un pas vers Camille en cherchant des yeux l’œil d’une caméra. Il n’en voit pas. Un second policier murmure quelque chose à l’oreille de son collègue.
— Vous êtes professeure des écoles ?
— Oui, monsieur. Mais je ne suis pas dans ma classe. J’y serais d’ailleurs que je porterais un masque.
— Vous faites quoi, ici, alors ?
— Je suis chez moi ; je mange un gâteau au chocolat fort délicieux avec ma compagne, une jeune judoka déficiente visuelle et sa partenaire en récompense de leurs efforts.
— Vous vous moquez de moi, madame ! On vous embarque !
Camille tend les poignets devant elle.
— Embarquez-moi.
Le second policier arrête la main qui s’empare des menottes. Le troisième se place à côté de Camille, face à son collègue.
— On a un appel du central, on doit y aller.
— Motif ?
— Je te dirai dans la voiture. Viens…
Le policier hésite. Il a l’impression que ses collègues souhaitent entraver son action mais ne peut pas prendre le risque de désobéir. Le second l’entraîne vers la sortie. Le troisième sourit piteusement aux quatre femmes.
— Il essaie d’arrêter de fumer ; il est à cran.
— Ne vous inquiétez pas, le rassure Camille, cela restera entre nous. Vous voulez un petit morceau de gâteau ? Un pour chacun ?
— C’est gentil… pas en service.
— Et le chocolat est un peu trop noir, sans doute, ajoute Joséphine qui attendait avec impatience que les choses dégénèrent. N’hésitez pas à informer votre collègue que je suis officière de réserve de la gendarmerie nationale et que j’ai quelques amis à l’IGPN. Le racisme et la discrimination sont des délits. Le sait-il ?
Elle lui met une carte tricolore devant le nez. Le policier baisse la tête.
— Excusez-nous, je… cela ne se reproduira pas.
En sortant, il croise Lily et le Fils Martin venus aux nouvelles pour leur cours de judo.
— Ils sont barrés, ces flics ! s’insurge Fils d’ordinaire si posé. Ils s’engueulaient grave dans leur caisse électrique. On aurait dit qu’ils allaient se battre.
Les quatre femmes éclatent de rire. Lily et Fils les interrogent du regard, ne comprenant pas ce que cela a de drôle. Camille leur propose un soda avec un morceau de leur excellent gâteau pendant que Louisette, en bonne écrivaine, leur fait un récit tout en nuances de ce qu’il vient de se passer. Une heure plus tard, rendez-vous est pris pour trois cours de judo par semaine puis Louisette et Joséphine raccompagnent les enfants avant de récupérer un tram pour aller chez Joséphine où Louisette a décidé de se confiner.
— Tu ne m’as jamais dit que tu avais été gendarme…
Joséphine s’attendait à la demande d’explications. Elle cherchait une réponse intelligente depuis tout à l’heure, sans la trouver. Autant dire la vérité.
— J’ai eu la trouille que tu ne m’aimes plus.
— Parce que tu as été gendarme ?
— Tu es anarchiste…
— Et, en tant que gendarme réserviste, cela t’empêche de m’aimer ?
— Non.
Joséphine a les larmes aux yeux. Elle fait un pas vers Louisette, espérant que cela suffira à effacer l’expression la plus idiote de sa peur de déplaire. La quête d’absolu de son amante, à cet instant, lui fait craindre le pire. Ses larmes redoublent.
— Excuse-moi. C’était très bête.
Très.



Cy Jung, 3 décembre 2020®.

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[#00] Titre de la nouvelle (V-00)

[#01] La dame qui pleure à la sortie du métro (V-01)

[#02] C’est l’auteur qui m’a repérée (V-01)

[#03] Le banc de la rue d’Alésia (V-01)

[#04] L’homme qui titube dans l’Escalator (V-01)

[#05] Un gros Petit Jésus, pour la crèche (V-01)

[#06] La serveuse d’un restaurant près de Beaubourg (V-01)

[#07] L’homme au chapeau de François Mitterrand (V-01)

[#07] The man with François Mitterrand’s hat

[#08] Le démarcheur qui ne babote pas (V-01)

[#09] La petite fille et son papa (V-01)

[#10] Le couple qui ne se parle pas (V-01)

[#11] La voix qui filtre à travers la porte (V-01)

[#12] L’homme qui perd son pantalon (V-01)

[#13] La dame que j’invite à aller courir (V-01)

[#14] L’homme qui ne réclame rien (V-01)

[#15] La grand-mère et sa petite fille (V-01)

[#16] Le gars en vélo qui dit « Je t’aime ! » (V-01)

[#17] La dame qui n’a jamais fait ça (V-01)

[[#18] Le papillon qui vit dans ma cuisine (V-01)

[#19] L’aveugle qui attend des amis (V-01)

[#20] L’homme qui n’est pas Jeanine (V-01)

[#21] La maman qui aime sa fille (V-01)

[#22] Les trois filles et le garçon qui rentrent du travail (V-01)

[#23] Le couple qui regarde un film dans le train (V-01)

[#24] La médecin qui retourne dans son pays (V-01)

[#25] Le garçon qui veut lui faire une profondeur (V-01)

[#26] La postière qui pense que j’ai changé de coiffure (V-01)

[#27] L’homme qui massacre son casque audio (V-01)

[#28] Le lycéen qui va laisser son sang par terre (V-01)

[#29] L’adolescente qui jongle avec les lignes (V-01)

[#30] La femme dont ce n’est pas la faute (V-01)

[#31] Les lombaires qui se prennent pour de longs baisers (V-01)

[#32] Le jeune homme qui me propose un truc (V-01)

[#32] La femme qui féminise « connard » dans le métro (V-01)

[#34] L’homme qui veut tuer quelqu’un pour moi (V-01)

[#35] L’ouvrier qui a des allergies (V-01)

[#36] Le junkie qui me rend mon sourire (V-01)

[#37] L’éditrice qui me souhaite de bonnes vacances (V-01)

[#38] La maman qui trouve des solutions (V-01)

[#39] L’homme qui regrette son achat (V-01)

[#40] La femme qui est propre sans être vierge (V-01)

[#41] L’amie qui a des couilles dans le ventre (V-01)

[#42] Les jeunes gens qui ont peur de moi (V-01)

[#43] Le soutien-gorge abandonné dans le métro (V-01)

[#44] Le fêtard qui rentre du réveillon (V-01)

[#45] La corneille qui déroule avec moi (V-01)

[#46] La jeune fille qui ne veut pas se faire couper en morceaux (V-01)

[#47] La dame qui a l’odorat très développé (V-01)

[#48] L’ambassadrice de tri qui sonne à la porte (V-01)

[#49] La vieille dame qui doit rester chez elle (V-01)

[#50] La maman qui a mal au cœur (V-01)

[#50] The mum who is heartbroken (V-01)

[# 51] L’homme qui ne répond pas au téléphone (V-01)

[#52] Les judokas qui font des têtanus (V-01)

[#53] La femme qui a fait un gosse insupportable (V-01)

[#54] La dame qui est au téléphone (V-01)

[#55] La bibliothèque qui ferme dans vingt minutes (V-01)

[#56] Le SDF qui n’aime pas le violon (V-01)

[#57] La banane qui donne l’heure (V-01)

[#58] Le quartier qui est sympa (V-01)

[#59] La petite fille qui court devant sa poussette (V-01)

[#60] La fille qui n’est pas vraiment du Béarn (V-01)

[#61] L’hélico qui assure l’ambiance (V-01)

[#62] La très vieille dame qui se lance un défi (V-01)

[#63] Les orties qui vont me pousser dans l’estomac (V-01)

[#64] Les deux hommes qui chantent le soleil d’été (V-01)

[#65] La pluie qui va pleurer (V-01)

[#66] La baguette qui raye le toit de la voiture (V-01)

[#67] Le smoothie qui dégrafe la ceinture du pantalon (V-01)

[#68] La jeune fille dont la coiffure est mal faite (V-01)

[#69] La femme qui fait du foot comme Pénélope Fillon (V-01)

[#70] La dame qui doit revoir son amant le 2 mars (V-01)

[#71] Le gars qui nous laisse tranquilles une semaine (V-01)

[#72] Le truc qui est mal collé, là (V-01)

[#73] La dame malvoyante qui parle avec tout le monde (V-01)

[#74] – Le papa qui ne répond pas (V-01)

[#75] La balle dans la tête qui ne tue pas (V-01)

[#76] La laverie qui fait déclic (V-01)

[#77] La baffe qui passe, et celle qui ne passe pas (V-01)

[#78] Le garçon qui ne lui dit pas qu’elle est belle (V-01)

[#79] L’anesthésiste qui va convulser (V-01)

[#80] La jeune femme qui fait quelque chose avec son orteil (V-01)

[#81] La fille qui cherche un autre truc (V-01)

[#82] Les trois hommes qui cherchent un sex shop (V-01)

[#83] Les enfants qui font base (V-01)

[#84] Les deux jeunes gens qui se captent (V-01)

[#85] — La jeune fille qui cherche à perdre du poids (V-01)

[#86] — L’homme qui est vivant (V-01)

[#87] Le quoi qui n’a pas de magasins dedans (V-01)

[#88] Le terminus qui change (V-01)

[#89] Ce que l’on ne fait qu’à Nice (V-01)

[90] Les deux femmes qui traversent la rue (V-01)

[#91] Le chien qui a la courante (V-01)

[#92] Les jambes qui n’ont pas d’artère (V-01)

[#93] La femme qui veut acheter des savons (V-01)

[#94] Les deux enfants qui se chamaillent (V-01)

[#95] La petite fille qui pense à sa mort (V-01)

[#96] L’oiseau qui se fout de sa gueule (V-01)