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[#94] Les deux enfants qui se chamaillent (V-01)



Cy Jung — [#94] Les deux enfants qui se chamaillent (V-01)

[Le prétexte] Je me balade. C’est l’heure de la sortie de l’école. Deux enfants se chamaillent. Leur mère.
— Arrêtez !
Ils n’en font rien. Elle leur colle une baffe à chacun.


Petit rappel liminaire

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droits ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.



[La nouvelle]
L’homme est arrivé un peu plus tôt que la fin des cours. Il s’est installé de l’autre côté de la rue, appuyé sur la façade d’un immeuble en béton froid. Il a une bonne vue sur la porte du collège si tant est que les élèves ne s’agglutinent pas trop sur le trottoir élargi délimité par des barrières en croix de Saint-André. Avec le virus, les enfants sont censés s’éparpiller immédiatement mais d’aucuns restent là, flânent, rigolent, s’amusent. Les parents sont rares à attendre leur progéniture, l’entrée en sixième marquant leur autonomie dans leurs déplacements ordinaires. Il essaie de se fondre le plus possible dans le décor. Il ne veut pas être repéré ni manquer sa cible.
C’est un long travail de patience que de connaître les bons horaires. Il espère trouver un créneau où elle ne ce sera pas avec ce garçon qui ne la quitte jamais. Est-ce son frère ? Ils ne se ressemblent pas mais habitent ensemble. Cela accroît la difficulté d’organiser un tête-à-tête sauf à s’entendre avec lui. Il veut simplement faire des photographies pour une exposition internationale. Pourquoi ce garçon s’y opposerait-il ? Il pourrait même s’adresser directement à ses parents qui ne diraient certainement pas non ; qui n’est pas fier de son rejeton qui trône à la MEP, à l’ICP ou au Fotografiska ?
Il préférerait quand même l’aborder quand elle est seule, que cela soit une histoire entre eux deux, une sorte d’intimité préalable à la photographie. C’est important, l’intimité, entre le photographe et son sujet ; c’est un regard qui se pose, qui s’échange, une émotion qui naît, un désir. En présence de ce garçon ou de ses parents, cette fille n’aura pas la même candeur ; elle voudra leur plaire à eux, pas à lui. C’est pour cela qu’il a arrêté de travailler avec les enfants mannequins professionnels. Leur corps perd toute pureté quand les flashs ont trop crépité et que leur sourire vise l’objectif plutôt que le cœur du créateur où sommeille l’immaculée beauté.
Avec sa lactescence intrinsèque, cette jeune fille albinos va lui permettre d’atteindre l’acmé de son art. Aucune autre lumière que celle qu’elle dégage ne devra s’en mêler. Soulages a inventé le noir. Lui va créer le blanc, celui qui reste blanc au-delà de la transparence du sujet. Il va lui dire de se déshabiller, sans la heurter. Elle doit tout enlever, que sa peau éclaire le monde et avant lui la chambre de l’appareil. L’image le fait sourire ; la chambre du simple appareil ; il l’utilisera sur le cartouche ou plutôt dans le titre de l’exposition tant une seule photographie ne suffira pas à tout prendre : « La chambre du simple appareil ». Magnifique !
Comme d’habitude, il prendra moult clichés au fur et à mesure de son effeuillage, rendant celui-ci nature, logique presque, incontournable. Elle se laissera faire, comme les autres, conquise par ce regard qui préside à l’érection d’une œuvre d’art. La lumière de l’intime émergera au fur et à mesure que la peau se révèle. Ses cheveux d’abord, il l’invitera à les libérer, qu’ils scintillent de toute leur longueur, portant d’emblée son corps à l’éclat. Puis viendra le tour de ses chaussures, de sa veste…
Il ne sait pas pourquoi mais elles font beaucoup plus facilement tomber leur pantalon ou leur jupe que glisser leur chemisier ou tee-shirt alors qu’elles n’ont pas de poitrine, ou si peu. Quant à la culotte… Il aime saisir le jour qui s’empare de leurs fesses, ces rondeurs secrètes inconnues de la lumière. Elles doivent l’enlever elles-mêmes, cette foutue culotte, sinon il manque l’instant précis où la fulgurance voile l’image avant que l’œil ne s’habitue à cette extrême clarté. De toute façon, elle pas plus les autres, il n’aspire à la toucher. Il ne les touche jamais. Il ne mange pas de cette pédophilie-la. Sa vulve ne l’intéresse pas ; son pubis à demi nubile qu’il imagine d’une transparence intangible le fascine déjà.
Il est troublé, plongé dans l’idée de la photographie. Les cris joyeux des adolescents qui sortent de leur établissement le tirent de sa somnolence créative. Il ne doit pas la rater. Il se remet droit sur ses jambes. Son regard se fixe. Plusieurs grappes passent. Il craint un instant qu’elle n’y sera pas avant de l’apercevoir, seule, un cartable sur le dos et un lourd sac de sport en bandoulière. Son garde du corps n’est pas là. L’homme traverse la rue. Elle marche d’un bon pas. Un feu la ralentit, il en profite.
— Bonjour mademoiselle...
Elle tourne la tête vers lui. Son masque ne permet pas à son interlocuteur de voir l’expression de son visage et ses yeux sont étrangement fuyants. Elle replace sa tête dans l’axe du passage piéton et s’y avance.
— Mademoiselle, s’il vous plaît ! Écoutez-moi. Je suis photographe professionnel, un grand photographe ! Je voudrais faire des portraits de vous, vous ferez un si beau modèle. Nous présenterons ces photographies dans les musées les plus réputés…
Lily ne ralentit pas son pas. Elle aimerait bien accélérer mais elle ne doit rien montrer de la panique qui l’envahit. Des chasseurs d’albinos, en mode cadavre ou en mode photo, il y en a partout. Elle ne doit pas croire ce qu’il dit, elle le sait, ne pas répondre. Il essaie de la doubler, puis de marcher en arrière pour saisir son regard. S’il l’accroche, elle va s’arrêter, accepter de lui parler, au moins écouter sa requête ; son orgueil de petite fille qui entre dans l’âge adulte et veut devenir femme fera le reste. Il ignore qu’accrocher un nystagmus, même pour le plus émérite des photographes, relève de l’impossible, surtout si son porteur est en mode sauve-qui-peut ! Il l’interpelle encore, baissant son propre masque sous le menton pour s’assurer qu’elle va bien l’entendre.
— Mademoiselle ! Je ne vous veux aucun mal, au contraire. Vous êtes judoka, je le sais, vous n’imaginez pas qu’un gringalet dans mon genre pourrait agresser une combattante de votre trempe ? Je suis un artiste. Je vous veux comme modèle. Écoutez-moi.
Lily a manqué s’attendrir à l’évocation de sa qualité de judoka. Son « je vous veux » l’a fait illico reprendre ses esprits et se dire qu’il n’est pas normal qu’un inconnu en sache autant sur elle, tout artiste qu’il pourrait être. Le dojo est à quelques minutes. Si elle pique un sprint, il n’insistera pas mais il reviendra un autre jour à la charge sans qu’elle ne le voie venir. Son seul espoir est qu’il la suive encore et que Freddy ou sensei Eunice soient en train de prendre l’air quand elle y arrive. Ou alors, si elle avait le culot...
Elle lance un regard à la dérobée qui n’échappe pas à l’homme. Il parle de plus belle, évoquant cette fois la puissance de la photographie à transcender le réel, à porter au nu toute beauté, à faire émerger cet indicible intime qui définit chaque être.
— Nous allons, vous et moi, inventer le blanc, l’immaculée transparence, et vous serez une étoile qui brillera dans l’éternité de l’œuvre. Vous comprenez ?
Le relancer n’était pas le but (Lily espérait saisir quelques informations visuelles pour pouvoir le décrire a minima) mais finalement, c’est utile ; le dojo se rapproche. Elle tourne la tête pour l’encourager encore. Il part à présent dans une tirade sur le modèle, l’importance de sa virginité picturale pour donner à la photographie la magie de la pudeur volée, comme un instant unique, ajoutant qu’une heure ou deux suffiront, qu’il aime les clichés rapides, en rafale, puis trier, longtemps, travailler seul une fois son sujet retourné au monde le doux secret de la séance de pose à jamais ancré en son âme.
Lily pousse la porte de la salle de sport. Elle se tourne vers lui, franchement cette fois.
— Vous venez ?
Il se fige, interdit par le caractère inattendu de la proposition avant de lui emboîter le pas convaincu qu’elle est séduite et qu’il va pouvoir capturer à l’envi l’albumen qui dissimule ses chairs et les relever à son génie sous l’ampoule rouge qui domine le bain. Dans le bureau à l’entrée, Freddy travaille derrière d’un ordinateur. Il lève à peine le nez quand Lily lui dit bonjour, et n’a pas un mot pour l’homme avec elle. Dans la salle, une femme en kimono joue avec son téléphone.
— Bonjour, Lily, ça va ?
— Bonjour sensei. Peux-tu t’occuper de ce monsieur ? Il me suit depuis le collège sous prétexte de me photographier.
Le calme avec lequel elle prononce cette phrase tranche avec le péril en cours. Eunice ne s’y trompe pas. Elle jette son téléphone sur le tatami et les rejoint en deux bonds. L’homme perd du temps à gérer sa surprise ; quand il ouvre la bouche pour expliquer qu’il est bien photographe et que seul son désir de la belle œuvre motive ses actes, elle lui barre l’accès vers la sortie en même temps qu’elle fait un signe à Freddy qui rapplique fissa.
— Il y a un problème ?
— Je ne sais pas encore… Monsieur, je vous invite à vous asseoir sur l’une de ces chaises et à placer correctement votre masque sur votre nez et votre menton.
Il obtempère, conscient que ces gens sont en mesure de l’écrabouiller même s’ils font preuve d’une certaine politesse.
— Ainsi, vous êtes un amoureux de l’art ? poursuit Eunice.
— Non madame, je suis photographe professionnel. J’expose mon travail dans le monde entier et mes photographies sont très recherchées des collectionneurs et de la commande publique.
— Et j’imagine que c’est plutôt pour les « collectionneurs » que vous poursuivez les petites filles dans la rue ?
Lily fait la lippe. Elle n’est pas si petite, tout de même, et l’homme assis sur cette chaise n’a finalement pas l’air si dangereux.
— Vous vous trompez, madame. Je ne mange pas de ce pain-là. Je photographie des enfants, en effet, mais il ne s’agit pas de pornographie mercantile ; je cherche à saisir la pureté qu’ils exhalent et, dans le cas de notre jeune amie, sa peau diaphane m’inspire le blanc comme vecteur d’immatérialité et d’infini, donnant à la photographie l’IKB qui lui manque.
— Rien que ça ! Votre nom, monsieur ?
Il le lui donne. Elle récupère son téléphone et vérifie ce qu’elle sait déjà de cet artiste dont elle a vu des œuvres mais aucune avec des enfants. Les nus qu’elle découvre en trois clics la mettent mal à l’aise. Elle entraîne Lily vers le vestiaire des filles laissant l’homme sous la garde de Freddy.
— Peux-tu me dire exactement ce qu’il s’est passé ?
Lily lui raconte qu’il l’a abordée sur le passage piéton, très poliment. Il lui a servi du mademoiselle avant de lui parler photographie, musée, exposition, beauté, ce genre de chose.
— Il t’a parlé de nudité ?
Lily fait non de la tête. Elles sortent du vestiaire au moment où le Fils Martin entre, essoufflé, dans le dojo.
— Lily, je suis désolé. Je suis arrivé trop tard pour t’attraper au collège et…
Il arrête sa phrase le temps d’évaluer la scène sous ses yeux. Il reconnaît sitôt l’homme qu’il avait repéré depuis plusieurs jours sans pouvoir jurer qu’il les suivait. Il se tourne vers Eunice.
— Il a fait quelque chose ?
— Tu le connais ?
Fils explique. L’homme se tasse sur sa chaise. Eunice revient vers lui.
— Monsieur, vous êtes en effet un grand photographe. J’ignore si cela vous autorise à espionner les enfants et à les suivre dans la rue. J’ai l’obligation légale de signaler ces faits à ses parents et aux autorités compétentes via le 119. Je n’ai pas autorité pour vous retenir contre votre gré.
Il se lève, hésite et part, marri d’avoir raté un si beau sujet. Cette jeune Lily, pourtant, a semblé intéressée un instant ? Peut-être que… si… Tant pis pour elle ! Il en trouvera une autre.



Cy Jung, 2 février 2021®.

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