[e-criture]

[#91] Le chien qui a la courante (V-01)



Cy Jung — [#91] Le chien qui a la courante (V-01)

[Le prétexte] Deux dames observent des déjections canines. Elles devisent.
— C’est dégoûtant ! Les gens pourraient ramasser.
— Celui-ci a la courante. Je comprends. Mais pas l’autre !


Petit rappel liminaire

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droits ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.



Merci à Carine Petit, maire du 14e, pour sa présence.

[La nouvelle]
Abibata le regarde. Il n’a pas quitté le canapé depuis ce matin hormis pour un semblant de prière. Lui ne la regarde pas. Son esprit est absent à la présence des enfants et de leur mère. Il est encore là-bas, près de sa nouvelle jeune épouse avec qui il a passé l’été avant de rentrer à Paris ; c’était la fin des vacances. Il doit travailler dur s’il veut y retourner, gagner de l’argent sans que personne ici ne le dépense.
Quand il est revenu, Abibata a vu dans ses yeux qu’il avait recouvré la flamme qu’elle avait connue avant la naissance de son aîné. Depuis, il lui ouvrait les cuisses par nécessité : huit enfants en quinze ans ; tant qu’elle pourrait en porter, il continuerait. C’était un homme consciencieux. Il l’allongeait toujours de quelques gifles avant de la posséder comme toute femme devait l’être. Il était brutal, avec elle et avec ses enfants, arguant de quelques versets du Coran et de tradition animiste pour justifier de sa manière de faire.
Dieu ! Qu’il était commun aux hommes de s’en prévaloir pour commettre leurs crimes, violer, tuer, blesser, asservir. Abibata ne l’avait jamais contesté. Elle avait un mari, des enfants, un toit dans cette France dont tous disaient qu’elle était leur paradis. Pourquoi alors retournait-il chaque deux années là-bas, cette fois-ci pour concrétiser un nouveau mariage ? Abibata n’avait jamais écouté ces femmes du Pressoir où les enfants étaient accueillis pour les devoirs qui lui avaient suggéré que la France donne des droits aux femmes, qu’elle ne devait pas le laisser faire. C’était des bêtises ! D’autres femmes l’avaient mise en garde. Il fallait rester à sa place, faire son travail, s’occuper des enfants, accepter la brutalité de son mari sinon, elle serait répudiée et la France la bannirait dans la foulée.
Qu’en savaient-elles, les unes et les autres ? Quand il lui avait dit qu’il prendrait cet été une nouvelle épouse, qu’elle viendrait ici dès qu’elle aurait des papiers, Abibata avait encaissé tant elle avait toujours su que cela arriverait. Dans le quartier, elles sont nombreuses à partager leur mari avec des co-épouses, souvent deux plutôt qu’une. Elles racontent que la première femme est en droit de leur faire exécuter les tâches les plus ingrates et les plus fatigantes mais qu’il y a aussi des rivalités et, surtout, ce regard des Français qui jugent sans savoir.
Abibata s’en moque, du regard des Français, de la liberté et des privilèges de première épouse. Elle veut simplement être la seule, celle qui prend tous les coups, exécute toutes les tâches. Au début, elle tentait de se conformer à ce que chacun exigeait d’elle : être une mère africaine qui élève sa progéniture dans la discipline chère à la religion comme à la République. Elle partageait les palabres entre femmes organisés par le Pressoir, apportait les plats traditionnels à la fête des Voisins et aux rassemblements de quartier, souriait aux félicitations des maîtresses, formait ses filles à la vie domestique et préparait ses garçons à la violence des hommes, perpétuait en cachette les rites animistes et affichait la pratique musulmane, tenait sa maison propre et son sexe prêt à servir.
Il y avait là une sorte d’équilibre qu’elle maintenait par un travail acharné, une vigilance de chaque instant, et des nuits souvent trop courtes. Et puis, il y a eu ce jour où quelque chose s’est brisé. Oumar, son aîné, est rentré de l’école le pantalon déchiré et du sang dans la bouche suite à une bagarre avec des Français l’enjoignant de retourner dans son « pays de bamboulas ». Il avait réclamé le soutien de son père dont la réponse à coups de nerf de bœuf indiquait qu’il n’avait pas à avoir honte de ses origines ni besoin de s’opposer aux Français.
Abibata, elle, avait tenté le secours des femmes du quartier et des Françaises du Pressoir. Les premières avaient rétorqué que son fils était un voyou ; les secondes que son pays était la France et que la dispute était des histoires de gosses. Les unes et les autres avaient enfin conseillé que Oumar fût sermonné et que Abibata s’occupât un peu mieux de ses enfants. Que pouvait-elle faire de plus ? Elle l’ignorait et avait consolé son fils en lui achetant à la boulanegerie avec le dernier euro de la semaine un de ces croissants « pur beurre » dont il raffolait.
— Merci, Bá ! La prochaine fois, je me défendrai. Au moins, il me battra pour une bonne raison.
Que répondre à cela ? La vie avait repris comme avant à cette nuance que Abibata commençait à douter de l’intérêt de fréquenter les femmes du quartier, surtout celles qui lui parlaient de liberté ; personne ne protégeait ses fils ; la France les méprisait. Elle préférait rester chez elle et ne sortir que pour l’essentiel, laissant les grands s’occuper des petits pour l’école et les activités. Elle n’allait plus au Pressoir et avait rompu ses liens avec les voisines ; certaines s’accrochaient ; elle résistait en n’ouvrant plus sa porte. Lui s’en moquait. Pour le gros de la nourriture, il faisait livrer chaque mois par un cousin qui proposait le nécessaire aux compatriotes à des prix que chacun pouvait payer. Les enfants complétaient à la supérette en dépensant le moins possible.
Il n’y avait de toute façon pas grand-chose à dépenser. Abibata prenait ce qu’il lui donnait et faisait avec. Oumar parfois ramenait un poulet ou d’autres choses dont personne ne demandait d’où cela provenait. Dieu était miséricordieux ; c’en était la preuve. Abibata priait tous les jours, au-delà désormais du nécessaire. Depuis qu’il est revenu, avec cette lueur dans les yeux qui trahit la présence de sa jeune épouse, elle a ordonné à ses filles de prier avec elle et enjoint ses fils de suivre les hommes jusqu’à la salle installée dans le foyer. Ils ont dit oui, sans s’exécuter, préférant taper dans le ballon le long des voies de chemin de fer.
Ce dimanche, elle les observe. Ils sont tous là, lui et son regard qui ne lui est pas destiné, Oumar et ses frères prêts à détaler dès qu’ils auront avalé le repas qu’elle prépare avec Hawa, les quatre plus petites qui vont et viennent en riant. Elle mesure le riz avec un verre en plastique, un demi pour les grands, un demi de demi pour les petits. Hawa lui a fait le total : quatre verres à ras. Abibata préfère verser la part de chacun en prononçant son nom ; c’est comme un appel qui la rassure et lui permet d’ajuster selon les réserves.
Le plat de riz se vide tous les midis, sans qu’un seul grain ne reste. Abibata sait que c’est parce que la part n’est pas à la hauteur de la faim ; elle le tait, préférant considérer que son compte est juste même si sa peine de ne pas nourrir ses enfants comme il le faudrait est immense. Ce n’est pas sa faute ; c’est lui qui réserve trop d’argent à la famille, là-bas, et désormais à cette jeune épouse qui prend à ses enfants sans rien donner. Quand il est revenu, il lui a dit qu’elle pourrait faire des ménages pour compenser la dépense. N’en a-t-elle pas assez du ménage à la maison ? des soins aux enfants ? de la cuisine ?
— Hawa le fera ! a-t-il tonné. Avec Amina.
Elle avait rentré le menton, baissé les yeux et n’avait plus parlé jusqu’au soir. Le lendemain, elle était allée voir la femme de l’imam, des cousins. Celle-ci avait pleuré avec elle, longtemps, avant de la renvoyer dans ses foyers en lui promettant de glisser quelques provisions dans les cartables des enfants, quand elle pourrait. Il arrivait ainsi quelques poignées de riz, une racine de manioc, des oignons… C’était la preuve du soutien de Dieu et Abibata ajoutait une prière.
Au moment de verser le dernier demi-verre de riz dans l’eau de lavage, sa part, elle arrête son geste. Elle ne mangera pas ce midi. Elle ignore encore pourquoi mais elle le sait. C’est comme une voix qui lui dirait de cuire le riz, et de s’arrêter là. Hawa pleure au-dessus des oignons. La sauce sera pauvre, Dieu n’a fait pas de cadeau cette semaine. Abibata allume le feu sous le riz et prend la place de sa fille au-dessus des oignons. Sur le canapé, il pianote sur son téléphone. Son sourire indique l’identité de l’expéditrice. Le couteau ripe dans les mains d’Abibata. Un peu de sang coule. Elle s’essuie dans un torchon et met les oignons à frire.
L’odeur le dérange. Il se lève ouvrir la porte-fenêtre qui donne sur le balcon. L’air n’est ni chaud ni froid. C’est le début de l’automne. Elle confie la cuisson du déjeuner à Hawa et le rejoint. Elle a bien réfléchi. Elle veut qu’il choisisse entre le pays et la France, entre sa jeune épouse et ses enfants. Il n’a pas d’avenir là-bas, pas de droits, pas d’argent. Elle espère qu’il se rendra à l’évidence. Cette co-épouse coûte cher et nuit à la paix familiale. Il a posé ses coudes sur la rambarde. Elle l’interpelle. Il continue à lui tourner le dos. Elle s’en moque. Elle parle. Trois phrases lui suffisent. Ce n’est même pas un ultimatum, sa requête est une évidence.
Dans le salon, les enfants se sont tus. C’est Amina qui a entendu la première sa mère parler. Elle a fait un signe aux autres. À force de coups et d’interdits, ils ont l’habitude de communiquer en catimini. Abibata sent leur présence dans son dos. Elle a confiance ; ils sont sa force. Elle sourit, sûre d’elle. Il se retourne. Ses yeux sont injectés de sang. Il fait un pas, lève la main et, avant de la baisser exprime en quelques mots sa haine, son mépris, jusqu’à invoquer les Esprits pour qu’elle disparaisse à jamais pour le laisser vivre avec ses enfants et sa jeune épouse.
Puis son bras s’abat, poing fermé. Abibata encaisse la pluie de coups sans se protéger. Oumar s’approche alors que les plus petits se cachent derrière Hawa qui est sortie de la cuisine. Leur mère est pliée en deux. Il quitte le balcon et retourne dans le canapé en réclamant à manger. Hawa et les petits fuient dans la cuisine. Abibata s’approche de la rambarde pour y prendre appui. Elle lève les yeux au ciel, puisant dans son cœur la force de se retourner pour affronter le regard de ses enfants. Adama a rejoint son frère. Ils passent sur le balcon.
— Bá ! viens. On ne doit pas s’opposer.
Elle tourne la tête. Ses yeux sont pleins de larmes. Une nausée lui vient. Elle se penche en avant comme pour vomir. Un vertige la cueille. Elle entend encore sa voix qui dit que c’est à elle de disparaître, pour le bonheur de tous. Son corps bascule par-dessus la balustrade. Sa tête est lourde. Elle l’emporte. Oumar tente d’attraper le pied qui passe près de sa main. Un cri fend l’air de ce premier dimanche d’automne. Le bruit sourd d’un corps qui s’écrase sur le bitume lui fait écho avant que d’autres cris venus des étages transportent l’effroi.

« CR d’intervention brigade municipale 14
« 20 septembre 2020 à 17 h 55
« Objet : Défenestration
« Description des faits
« Une femme s’est jetée depuis le 6e étage de son appartement aux environs de 11 h 50. BSPP et PN sur place. Décès constaté à 12 h 20.
« Les huit enfants, mineurs, de la femme, d’origine malienne, et son mari étaient présents. Pas d’autre témoin direct des faits recensés. Enquête de la PN déclenchée. L’hypothèse du suicide est privilégiée.
« Un équipage est resté sur site pour sécurisation jusqu’à 17 h 10, heure d’enlèvement du corps par les services des pompes funèbres municipales. Nettoyage de la VP effectué par la brigade d’intervention Propreté.
« Un important attroupement de femmes du voisinage s’est formé sans respect des gestes barrière. Sur demande de la maire d’arrondissement venue sur site, pas de verbalisations effectuées. »


Cy Jung, 4 novembre 2020®.

Version imprimable de cet article Version imprimable


Ce texte est susceptible d'être retravaillé par Cy Jung. Si vous souhaitez lui signaler une coquille ou faire un commentaire de nature à nourrir son écriture, vous pouvez lui écrire, ici.



Rappel

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droits ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.




Nouvelle précédente /
Retour à toutes les nouvelles en [e-criture]


Les vingt derniers articles publiés sur le site de Cy Jung sont ici




Si vous êtes éditeur,
découvrez les manuscrits de Cy Jung
ici.

Toutes les nouvelles en [e-criture]


[#00] Titre de la nouvelle (V-00)

[#01] La dame qui pleure à la sortie du métro (V-01)

[#02] C’est l’auteur qui m’a repérée (V-01)

[#03] Le banc de la rue d’Alésia (V-01)

[#04] L’homme qui titube dans l’Escalator (V-01)

[#05] Un gros Petit Jésus, pour la crèche (V-01)

[#06] La serveuse d’un restaurant près de Beaubourg (V-01)

[#07] L’homme au chapeau de François Mitterrand (V-01)

[#07] The man with François Mitterrand’s hat

[#08] Le démarcheur qui ne babote pas (V-01)

[#09] La petite fille et son papa (V-01)

[#10] Le couple qui ne se parle pas (V-01)

[#11] La voix qui filtre à travers la porte (V-01)

[#12] L’homme qui perd son pantalon (V-01)

[#13] La dame que j’invite à aller courir (V-01)

[#14] L’homme qui ne réclame rien (V-01)

[#15] La grand-mère et sa petite fille (V-01)

[#16] Le gars en vélo qui dit « Je t’aime ! » (V-01)

[#17] La dame qui n’a jamais fait ça (V-01)

[[#18] Le papillon qui vit dans ma cuisine (V-01)

[#19] L’aveugle qui attend des amis (V-01)

[#20] L’homme qui n’est pas Jeanine (V-01)

[#21] La maman qui aime sa fille (V-01)

[#22] Les trois filles et le garçon qui rentrent du travail (V-01)

[#23] Le couple qui regarde un film dans le train (V-01)

[#24] La médecin qui retourne dans son pays (V-01)

[#25] Le garçon qui veut lui faire une profondeur (V-01)

[#26] La postière qui pense que j’ai changé de coiffure (V-01)

[#27] L’homme qui massacre son casque audio (V-01)

[#28] Le lycéen qui va laisser son sang par terre (V-01)

[#29] L’adolescente qui jongle avec les lignes (V-01)

[#30] La femme dont ce n’est pas la faute (V-01)

[#31] Les lombaires qui se prennent pour de longs baisers (V-01)

[#32] Le jeune homme qui me propose un truc (V-01)

[#32] La femme qui féminise « connard » dans le métro (V-01)

[#34] L’homme qui veut tuer quelqu’un pour moi (V-01)

[#35] L’ouvrier qui a des allergies (V-01)

[#36] Le junkie qui me rend mon sourire (V-01)

[#37] L’éditrice qui me souhaite de bonnes vacances (V-01)

[#38] La maman qui trouve des solutions (V-01)

[#39] L’homme qui regrette son achat (V-01)

[#40] La femme qui est propre sans être vierge (V-01)

[#41] L’amie qui a des couilles dans le ventre (V-01)

[#42] Les jeunes gens qui ont peur de moi (V-01)

[#43] Le soutien-gorge abandonné dans le métro (V-01)

[#44] Le fêtard qui rentre du réveillon (V-01)

[#45] La corneille qui déroule avec moi (V-01)

[#46] La jeune fille qui ne veut pas se faire couper en morceaux (V-01)

[#47] La dame qui a l’odorat très développé (V-01)

[#48] L’ambassadrice de tri qui sonne à la porte (V-01)

[#49] La vieille dame qui doit rester chez elle (V-01)

[#50] La maman qui a mal au cœur (V-01)

[#50] The mum who is heartbroken (V-01)

[# 51] L’homme qui ne répond pas au téléphone (V-01)

[#52] Les judokas qui font des têtanus (V-01)

[#53] La femme qui a fait un gosse insupportable (V-01)

[#54] La dame qui est au téléphone (V-01)

[#55] La bibliothèque qui ferme dans vingt minutes (V-01)

[#56] Le SDF qui n’aime pas le violon (V-01)

[#57] La banane qui donne l’heure (V-01)

[#58] Le quartier qui est sympa (V-01)

[#59] La petite fille qui court devant sa poussette (V-01)

[#60] La fille qui n’est pas vraiment du Béarn (V-01)

[#61] L’hélico qui assure l’ambiance (V-01)

[#62] La très vieille dame qui se lance un défi (V-01)

[#63] Les orties qui vont me pousser dans l’estomac (V-01)

[#64] Les deux hommes qui chantent le soleil d’été (V-01)

[#65] La pluie qui va pleurer (V-01)

[#66] La baguette qui raye le toit de la voiture (V-01)

[#67] Le smoothie qui dégrafe la ceinture du pantalon (V-01)

[#68] La jeune fille dont la coiffure est mal faite (V-01)

[#69] La femme qui fait du foot comme Pénélope Fillon (V-01)

[#70] La dame qui doit revoir son amant le 2 mars (V-01)

[#71] Le gars qui nous laisse tranquilles une semaine (V-01)

[#72] Le truc qui est mal collé, là (V-01)

[#73] La dame malvoyante qui parle avec tout le monde (V-01)

[#74] – Le papa qui ne répond pas (V-01)

[#75] La balle dans la tête qui ne tue pas (V-01)

[#76] La laverie qui fait déclic (V-01)

[#77] La baffe qui passe, et celle qui ne passe pas (V-01)

[#78] Le garçon qui ne lui dit pas qu’elle est belle (V-01)

[#79] L’anesthésiste qui va convulser (V-01)

[#80] La jeune femme qui fait quelque chose avec son orteil (V-01)

[#81] La fille qui cherche un autre truc (V-01)

[#82] Les trois hommes qui cherchent un sex shop (V-01)

[#83] Les enfants qui font base (V-01)

[#84] Les deux jeunes gens qui se captent (V-01)

[#85] — La jeune fille qui cherche à perdre du poids (V-01)

[#86] — L’homme qui est vivant (V-01)

[#87] Le quoi qui n’a pas de magasins dedans (V-01)

[#88] Le terminus qui change (V-01)

[#89] Ce que l’on ne fait qu’à Nice (V-01)

[90] Les deux femmes qui traversent la rue (V-01)

[#91] Le chien qui a la courante (V-01)