[e-criture]

[90] Les deux femmes qui traversent la rue (V-01)



[90] Les deux femmes qui traversent la rue (V-01)

[Le prétexte] Deux femmes en fauteuil roulant traversent une rue, l’une derrière l’autre.
Celle de tête : — Non, il faut juste que je me lave les oreilles.
Trois secondes passent.
La suivante : — Je peux te les laver.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
Camille entre dans la salle de sport par la porte qui mène à l’appartement. Eunice est sur le tatami en short et débardeur, un balai à franges en main. Elle astique, rince, essore, astique, rince… Camille la hèle de loin afin de ne pas lui faire peur.
— Eunice ! Tu as besoin d’aide ?
— J’ai presque fini.
Elle s’approche au bord du tapis pour glisser un baiser sur ses lèvres. Camille remarque un peu plus loin le large balai qui permet d’essuyer l’humidité restante. Elle retire chaussures et chaussettes.
— Je commence par le fond ?
— Oui, mais tu n’es pas obligée…
— Bien sûr que non !
Camille s’attelle à sa tâche, ravie d’avoir retrouvé son amoureuse.
— Ça a été, ta journée ?
— C’est encore calme mais les habitués sont revenus hormis les dames les plus âgées de la gym. J’hésite à les autoriser à reprendre ; d’un côté, cela leur ferait du bien ; de l’autre, il y a un risque non négligeable.
— Tu pourrais faire un cours spécial, avec très peu de pratiquants, sur un créneau réservé.
— Oui, c’est une bonne idée. Je vais leur proposer.
— C’est le grand retour des enfants, demain ?
— J’espère…
Camille sent l’angoisse dans la voix de Eunice. Cela fait six mois que les enfants n’ont pas fait de judo et, avec ce foutu virus, beaucoup craindront légitimement de revenir. Elle a organisé des préparations au square, en extérieur. Lily et le fils Martin étaient là, bien sûr ; mais c’était les seuls. Ils ont promis de rameuter les copains. Cela suffira-t-il ? Tout en essuyant le tatami, Camille se rapproche.
— Tu m’embrasses ?
Eunice ne se fait pas prier. Ça commence par un bec que Camille appuie avec le désir que cela dégénère. Elle colle son ventre au sien, lâche son balai et passe les bras autour de son cou. Déjà, les lèvres se réchauffent, les langues s’emmêlent, les souffles se mélangent, les grenouilles se réveillent et gargouillent à qui mieux mieux. Camille écarte la tête. Elle sourit.
— C’est toujours aussi bon de t’embrasser.
De sa main libre, Eunice lui caresse les fesses.
— On finit le ménage d’abord…
Camille reprend sa tâche l’air faussement désintéressé. Les haut-parleurs de la salle de sport diffusent Tango, le dernier titre de L.E.J.. Camille adore ! Elle en adopte le rythme, transformant le nettoyage en danse érotique dans la pure tradition Zouk Machine. Eunice applaudit à la fin du spectacle. Elle a terminé la partie serpillière. Elle s’empare d’un vaporisateur à main, d’un chiffon et s’en va désinfecter, pour la dixième fois de la journée, les appareils de musculation. Camille achève sa part.
— On a autre chose à astiquer ?
— Les vestiaires femmes. Freddy a fait celui des hommes avant de partir.
Camille range son balai, change l’eau du seau et s’y dirige, suivie par Eunice qui récupère le chariot de ménage afin de bloquer la porte avec. Elle s’attaque aux douches collectives pendant que Camille rince et désinfecte la seule cabine individuelle. Elle rejoint Eunice qui nettoie le sol à la raclette pied et prothèse nus au milieu d’une marre de savon. Elle cale son épaule contre la paroi qui protège le reste du vestiaire.
— Qu’est-ce qui se passe si j’appuie sur ce bouton, là ?
Elle connaît la réponse, bien sûr, et avant que Eunice n’ait le temps de réagir, une pluie fine la trempe en même temps qu’un petit cri sort de sa bouche.
— Aïe ! Camille… Tu es joueuse ce soir !
— J’ai envie de te faire rire.
— En m’arrosant ?
— Peut-être que ça te donnera l’idée de te mettre toute nue…
Eunice attrape Camille et l’attire sous le jet.
— Coquine ! Et toi ?
Camille se déshabille posément en envoyant ses vêtements à l’extérieur de la douche.
— On n’a jamais fait l’amour dans les vestiaires.
L’œil de Eunice brille.
— Ce n’est pas fait pour ça !
— Tu n’as jamais…
— Non. On en a souvent blagué, entre filles, mais le judo, cela met dans des postures équivoques. C’est important d’avoir une limite forte ; sinon, c’est intenable.
Camille est revenue près de Eunice. Elle lui retire son tee-shirt, et sa brassière, dépose quelques gouttes de savon du distributeur dans le creux de sa main et en enduit son amante. Ses seins en profitent, mais aussi chaque muscle de son dos, de ses épaules, de son bassin que les doigts de Camille détourent. Eunice grimace quand ils passent près de la deuxième côte.
— Tu as mal ?
— Toujours un peu…
Camille masse quelques secondes, se promettant d’y revenir plus tard avec l’huile qui va bien. Eunice prend à son tour du savon dans ses mains. Les caresses glissent à la vitesse de la lumière avant que le jet ne rince les peaux. Camille le coupe. Elle se colle à Eunice. Ses doigts dérapent sous l’élastique de son short à l’intérieur duquel sa culotte bâille tant elle est gorgée d’eau. Elle s’en moque. En plus d’être délictueuse à regarder, les fesses de Eunice lui sont un tel délice dans les mains que le contact froid du coton trempé n’altère en rien le plaisir à sentir muscles et chairs rouler sous ses paumes.
Eunice est moins ravie de la posture mais s’en moque itou. Au fur et à mesure que son désir l’étreint, le décor s’estompe au profit de l’empreinte que chaque caresse dépose. Camille tire sur son short et s’agenouille. Ses mains reviennent sur ses fesses, sa bouche gobe une à une les gouttelettes qui foisonnent sur les poils drus de son pubis. Elle s’abreuve. La simple pression de son menton et de ses lèvres suffit à attendrir la vulve. Eunice ferme les yeux. Elle pose ses paumes sur les épaules de Camille pour assurer son équilibre. Sans que les doigts ne s’en mêlent, la langue fouit. Ne sait-elle pas que les grandes lèvres forment un rempart difficile à franchir ? Elle sait. Elle joue.
Un premier soupir sort de la gorge de Eunice, un qui dit que le clitoris est allouvi, que la langue est requise, ou la pulpe des doigts, l’arrondi d’une cuisse, le tranchant d’un poignet… Ce sera ? Camille l’ignore encore mais a un peu froid. Elle se relève et se colle de nouveau contre Eunice. Un frisson la secoue. Eunice l’enlace et frotte son dos.
— C’était risqué, la douche, pour une frileuse…
Elles rient. Eunice les entraîne dans le vestiaire et attrape une serviette propre dans la pile mise à disposition des usagers de la salle. Entre deux baisers, elle essuie énergiquement Camille avant de se donner un coup rapide. Celle-ci se réchauffe et revient se coller contre elle. Eunice la pousse contre le mur, la soulève afin qu’elle s’assoie suspendue à son cou, les jambes enserrant sa taille. La posture rend la caresse malhabile ce que compense l’émotion d’être portée par le désir, au sens le plus littéral du terme.
Eunice la remonte haut sur les côtes afin que sa main puisse passer sous sa cuisse et effleurer l’intérieur de son sexe qui s’est écarté en même temps que ses adducteurs. L’endroit est si chaud, si doux, tellement humide. Camille s’accroche fort à son cou pendant que Eunice se sert du mur somme support. Le contact froid du carrelage attise les chairs ; celui, imprécis, de la pulpe de l’index et du majeur le décuple. Elles savent qu’elles ne vont pas tenir infiniment la station et s’en repaissent en conséquence, la vulve de Camille partagée entre l’envie d’en jouir et celle d’en retarder l’accomplissement.
L’index s’égare à l’orée du vagin. Camille tente de l’avaler. Le poignet couine. La main s’échappe. Camille reste accrochée à Eunice. Sa vulve râle. Eunice s’assoit sur la serviette qui gît par terre. Elle pose Camille sur ses cuisses et le doigt revient, fort, précis. Le vagin l’engloutit. Camille bascule en arrière, calant ses talons aux lombaires de Eunice. La vue sur l’intimité de son sexe est enivrante. Le majeur flatte le clitoris de l’intérieur pendant que trois phalanges de l’autre main le marouflent là où elles ont leurs habitudes. Le sol est dur, plus froid encore que le mur. Le plaisir s’en moque. Il fuse.
Eunice aide Camille à se rasseoir. Elle la réchauffe de ses caresses, paumes bien à plat. Un long baiser s’en ensuit. La main de Camille fraie déjà vers le pubis de Eunice. Celle-ci l’arrête.
— On va au chaud ?
— Et le ménage ?
— Je redescendrai tout à l’heure. Je prendrai nos affaires en même temps.
— Non, attends…
Camille veut sa part, tout de suite, dans l’inconfort de ce vestiaire, un plaisir volé à la rudesse du carrelage. Elle pousse sur les épaules de Eunice jusqu’à ce qu’elle s’allonge puis fonce tête baissée entre ses cuisses ; elle la dévore, aspirant ses petites lèvres pour qu’elles roulent entre ses dents, juste ça, le menton calé sur la fourchette, la langue prête à dégainer ses chiquenaudes à la première opportunité. Eunice retient son plaisir. Elle aime le sentir là, à un souffle de gronder, proche de s’évanouir si elle ne le laisse pas s’épanouir. Elle prend une longue inspiration. Il éclate. Camille l’accompagne un peu puis lui offre une paume où s’appuyer.
Un silence. Des sourires. Un baiser.
Camille saute sur ses pieds, ramasse les vêtements épars et les ramène dans l’appartement. Eunice passe un pantalon de kimono et un tee-shirt pliés dans son casier, essuie rapidement le sol du vestiaire, remise le chariot de ménage, fait le tour de la salle un chiffon en main pour éteindre les lumières, actionne l’alarme et monte à son tour à l’étage. Camille s’est habillée chaudement. Elle a étendu leurs affaires mouillées et dressé le couvert.
— Avant de descendre, j’avais mouliné la soupe. Que veux-tu en accompagnement ?
— Toi.
— Moi ?
— Avant ou après la soupe ?
— Pourquoi choisir ?
— Tu as raison.
Eunice lui tend la main. Camille s’en saisit et la suit jusque dans leur chambre. Elles s’allongent tout habillées, l’une emboîtée dans l’autre. Le désir, au contact de la chaleur, dilate de nouveau les chairs. Il avance par petites touches. Un baiser, et le voilà qui enduit les vulves. Deux doigts qui pincent un tétin, et le voilà qui sonorise la gorge. Une caresse sur l’échine, et le voilà qui creuse les reins. Eunice retire son tee-shirt. Camille attrape la fiole d’huiles relaxantes.
Eunice frissonne quand la première goutte tombe sur son dos. Aux suivantes, elle indique à ses muscles de fondre sous les mains de Camille, savantes, féales masseuses qui permettent à chacun de trouver l’apaisement. Elle est assise sur le haut de ses cuisses. Tout son corps se mêle au bal, ses bras, ses seins, son ventre à présent. Ses joues. Son front. Sa langue attend son tour sur des chairs vierges d’arnica (au goût, ce n’est pas bon). Eunice les lui offre enfin, le dos repu, le sexe si friable qu’une seconde fois, son plaisir fuse trop vite au goût de Camille qui a un peu trop faim pour insister mais compte bien y revenir. Bientôt.
Elle saute hors du lit en réclamant la soupe. Elle allume le feu sous la casserole. Eunice sort du pain, du beurre et s’assoit devant son bol encore vide.
— J’aime quand tu es coquine.
— Je ne le suis pas assez ?
— Je n’ai pas dit ça.
— Tu as des projets pour après le dîner ?
— J’hésite entre la table de la cuisine, le canapé, un retour sous la douche du vestiaire, collée contre le mur de l’entrée…
— J’ai du mal à jouir debout.
— Je retire. Le rameur de la salle…
— Le… ? Tu es drôle !
— J’espère bien.



Cy Jung, 3 octobre 2020®.

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