[e-criture]

[#86] — L’homme qui est vivant (V-01)



Cy Jung [e-criture] [#86] — L'homme qui est vivant (V-01)

[Le prétexte] Texte d’un microbillet Twitter.
France5. Un homme, amputé pour cause de diabète, teste sa prothèse, très ému de marcher. Il évalue le temps de rééducation nécessaire.
— Ça va être long. [petit silence] Mais si c’est long, c’est que je suis vivant.
Vivant. J’en ai les larmes aux yeux.
In vivo, intégrale, « Diabète, le drame de l’amputation » 9 juillet 2019.


Petit rappel liminaire

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droits ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.



Cette nouvelle fait miroir à un communiqué de Cy Jung, « Les hommes blancs veulent restaurer le monde d’avant ; démonstration par le sport » du 5 mai 2020, ici.

À mon ami Johnny Delort-Dedieu, professeur de judo et compétiteur.

[La nouvelle]
— On s’en est tirées !
Eunice enlace Lily dès qu’elle a franchi le pas de la porte de la salle de sport. La petite fille manque de s’étouffer sous l’étreinte mais c’est si bon d’être là ! Eunice s’écarte enfin.
— On a eu chaud, quand même !
— Oui, sensei. Je ne suis d’ailleurs pas sûre que papa s’en remette.
— Je ne le savais pas si fragile.
— C’est un faux dur qui ne supporte pas quand je suis en danger.
— Et moi donc !
L’impétrante et sa professeure de judo rient. Eunice attrape son sac.
— Allez, viens à la maison ! Camille a fait un gâteau au chocolat. Le Fils Martin nous rejoint ?
— Oui. Il ramène la voiture avec papa et passe me chercher plus tard. On a l’autorisation de dîner dehors avec les copains. On a réservé dans une pizza dont mes parents connaissent le patron. Ça les rassure.
— Ça va faire beaucoup avec le gâteau…
— T’inquiète sensei ! Il est encore tôt et je suis en manque de sucre.
— Tu m’étonnes.
Eunice se dirige vers le fond de la salle. En passant près du grand tapis, Freddy lâche ses élèves pour embrasser Lily sur le front.
— Tu es la meilleure ! Je le savais.
— Merci Freddy. Ce n’est pas sûr, mais j’ai mon grade.
— Tu me raconteras ?
Elle promet et rejoint Eunice qui l’attend près de la porte qui mène à l’appartement.
— Le pire, c’est que tu vas devoir patienter quelques mois pour que ce soit officiel.
— Pas grave, on pourra fêter ça plusieurs fois !
Elles montent les escaliers. Camille les accueille en faisant une petite danse.
— Youpi la la, Lily championne des tatamis, la la la…
Lily rit, rougissant un peu.
— Merci Camille. Tu sais, c’était limite.
— Tu l’as fait ; c’est l’essentiel. Cinq combats d‘affilée, quand même !
— C’est juste que les autres n’étaient pas si bons…
— Allez, viens manger ton gâteau plutôt que de dire des bêtises.
Lily la suit dans le salon où le canapé est déjà bien occupé. Des applaudissements fusent à son entrée et la chanson revient, cette fois entonnée par Louisette, Joséphine et tous les amis du square W dont la voix est portée par Petit Mouton et Caddie.
— Youpi la la, Lily championne des tatamis, la la la…
Lily en a les larmes aux yeux. Ils se lèvent pour l’embrasser tour à tour, le Fils Martin en dernier.
— Mais tu n’es pas avec papa ?
— Ton père est assez grand pour ramener la voiture tout seul même si, sur un banc de supporters, il défaille vite. Et pas question de rater le gâteau de Camille.
Lily le serre très fort dans ses bras. Sans doute que sans lui, elle ne serait pas ceinture noire, surtout « en combat ». Sensei Eunice, bien sûr, l’a fait travailler, encouragée, grondée, parfois. Mais lui, ce n’est pas pareil. Il est le partenaire idéal, celui qui ne l’a jamais mise en échec tout en montant d’un cran petit à petit pour la préparer à ces combattantes qui n’auront de cesse que de lui faire manger le tapis. Elle glisse un merci d’une rare douceur à son oreille et revient aux autres.
— Vous êtes des amours ! Merci. Maintenant que c’est fini, je vais pouvoir faire du judo !
Joséphine la regarde, intriguée.
— Tu ne comptes pas passer ton deuxième dan ?
— Si, mais pas avec les shiais.
— Tu as pourtant été super aujourd’hui.
— Je ne sais pas. Par contre, je sais que j’ai eu peur, que j’ai eu mal, et que je n’aime pas ça. Je veux faire du judo, pas aller au front.
— Tu exagères ! La compétition, c’est très valorisant et formateur. Regarde ta sensei, elle est championne du monde ; tu n’as pas envie d’essayer ?
Lily prend l’assiette que le Fils Martin lui glisse dans la main et se laisse guider jusqu’à une chaise près du canapé. Face à elle, Louisette, sa pareille albinos, lui sourit. Elle est trop loin pour le voir mais elle le sait. Elle sait aussi que Joséphine est une ancienne championne et que c’est l’amoureuse de Louisette : elle ne doit pas être à la fête avec une telle judoka si elle pense que la compétition c’est mieux que la technique.
— Il faut être lucide ; et faire des choix. Je ne tiens pas debout à cause du nystagmus, tu l’as remarqué sans doute avec Louisette qui est pareille que moi. Alors, on compense à fond avec une bonne technique et de la roublardise mais, en ce qui me concerne, si j’ai fait illusion aujourd’hui, c’est parce que mes partenaires étaient inexpérimentées et déboussolées par la garde prise. Tu as vu avec quoi j’ai gagné ? Des attaques en sutemi dans les vingt secondes, ou de la défense en suivant au sol pour des étranglements et des clés que les filles de mon âge ne savent ni faire ni parer. Pour un deuxième dan, ça ne passera pas. Ça, c’est pour la lucidité…
Lily fait une pause pour laisser la possibilité à Joséphine de répondre si elle le souhaite. Elle n’en fait rien. Lily en profite pour piquer un morceau de gâteau et continue la bouche pleine.
— Quant aux choix ; je n’ai pas quinze ans et si j’hésite parfois, il y a des choses dont je suis sûre. J’aime le judo, la technique. En randori en club, souvent, je place un truc et ne le fais pas parce que ça ne m’intéresse pas de faire chuter les autres ; l’important, c’est de me dire que c’était joli. Sensei m’a raconté ses compétitions ; je sais que ça a été un grand moment de sa vie mais que finalement, perdre un pied lui a rendu service…
— Lily !
C’est Camille qui a crié.
— Comment peux-tu… ?
Lily plonge le nez dans son gâteau. Petit Mouton lui fait un câlin dans l’oreille pendant que Caddie se place en protection. Eunice pose une main amoureuse sur l’épaule de Camille.
— Elle a raison, il faut être lucide et faire des choix. Si je n’avais pas eu cet accident, j’aurais continué à enchaîner les compétitions, à me pourrir le plaisir avec les histoires de poids, à me mettre la pression et porter le fardeau des ambitions de ceux qui font faire aux autres ce qu’ils ne peuvent faire eux-mêmes. Être amputée juste après les championnats du monde a arrêté ma carrière pro et j’ai dû tout réinventer, mon judo, mes amis, ma vie. J’ai voulu que Lily passe son premier dan en shiai pour ne pas lui fermer la porte du cinquième. C’est une bonne judoka. Elle n’est pas rapide et en déséquilibre constant, mais elle se régale à apprendre comme à développer sa forme de corps et, depuis peu, à transmettre. Elle fera une grande professeure.
— Il n’empêche que si tu n’avais pas été amputée, tu aurais continué.
— Sans doute que oui, Joséphine, mais, entre nous, tu y as gagné quoi à tes quinze ans de compétition ?
— Comme toi, des médailles, de la satisfaction, de la considération. Et on ne peut pas faire de judo sans combats !
— Et pourquoi pas ?
— Mais parce que c’est un sport de combat !
— Quid des katas ?
— C’est super chiant, les katas…
Louisette, assise à ses côtés, éclate de rire et lui colle un petit baiser sur les lèvres.
— C’est toi qui l’as dit ! Je suis d’accord avec toi même si, en travaillant, je prends conscience que l’essence du judo est là. Je pense que l’on peut faire des combats sans gagner, sans vaincre, sans chercher à être le meilleur, juste pour voir si ce l’on est efficace ou non. Et finalement, Joséphine, des médailles que tu as gagnées, qu’est-ce qu’il te reste ? Le sentiment d’avoir été la meilleure ou celui d’avoir fait du beau judo ?
— On ne nous apprend pas à faire du beau judo ; on nous apprend à être physiques et à mettre des boîtes.
Sa voix s’est étrangement cassée. Louisette prend sa main et la caresse doucement. Chacun sent qu’il est urgent de changer de conversation bien qu’il démange à Eunice de lui expliquer comment le judo sur une jambe modifie le regard que l’on pose sur les autres. Cela pourrait être ressenti comme un vieux règlement de compte qui ne pourrait que gâcher ce moment de réjouissance. Quant à Lily, elle se dit que même sur un pied, sa sensei est capable de faire manger le tapis à Joséphine parce que le judo de bourrins, ça ne passe pas longtemps face à une bonne technique qui sait utiliser les faiblesses de Uke mais aussi de Tori. Ne serait-ce pas là une contradiction avec ce judo qu’elle défend ?
Ce qu’il reste de gâteau au chocolat dans son assiette la sauve de la palinodie en même temps que Camille profite du petit moment de flottement pour proposer une nouvelle tournée de jus de fruits. Joséphine réclamerait volontiers une bière pour évacuer son dépit ; elle la boira tout à l’heure dès que les enfants seront partis manger leur pizza. Au moins, ils peuvent tout se permettre ! Ils n’ont pas la contrainte du poids… Les larmes lui montent aux yeux. Elle prétexte une envie de faire pipi et rejoint la salle de bains. Quand elle en sort, le Fils Martin lui barre la route.
— Dans ce dojo, madame Joséphine, c’est plus difficile d’être valide qu’éclopé ; ils se croient détenir la vérité sous prétexte qu’ils sont différents de nous. Je sais de quoi je parle ! Et en plus, je suis de sexe masculin. Vous imaginez le calvaire ? Pire qu’un dîner avec ma mère.
Elle le regarde, interloquée. Est-ce qu’il plaisante ?
— Faut pas vous en faire, madame ; quand on veut, on les met minables ; c’est juste la société qui nous oblige à être complaisants. D’ailleurs, parfois, c’est utile ; ça permet d’avoir de jolies albinos dans les bras ; au vu de la prévalence de la maladie, c’est un sacré privilège. Et elles sont si… si…
Caddie et Petit Mouton se sont approchés. Ils ont tout entendu et, contrairement à Joséphine, savent de quoi il retourne.
— C’est rigolooooo un albinoooooos ! C’est touuuuuuut blaaaaaaaanc de l’étiqueeeeeeeeeette.
— Comme toi, mon pote ! Mais bon, pour les commissions, c’est pas terrible !
— Pourquooooooooi tu diiiis ça, Caddie ?
— Ça touche tout et bouscule les gens. Heureusement que Petit 6 lui lit les étiquettes...
— Oulalalalala ! Il liiiiit les éééééétiiiiqueeeeeeettes ?!
— Mais sans les toucher, donc cela reste très respectueux. Et je la protège…
— Ça, il faut prendre soin de nos albinos !
— Tu l’as dit, Fils !
Joséphine se pince. C’est quoi ce truc ? Une gamine qui vante les mérites du handicap ; une championne du monde qui pense qu’on peut faire du judo sans combats ; un gamin qui lui tient des propos validistes ; un Caddie et un Petit Mouton qui discutent le bout de gras… Mais c’est un dojo de fous ! Elle se pince de nouveau et ferme les yeux une seconde. Quand elle les rouvre, elle est en kimono sur un tatami, face à Louisette ; elle cherche à prendre sa garde mais sa partenaire se dérobe ; elle avance, et avance encore jusqu’à ce qu’une ribambelle de Petit Mouton diaphanes, d’enfants albinos, et de jambes avec une roulette de Caddie à la place du pied l’encerclent en ricanant. Louisette attrape son revers.
— T’as un sérieux problème avec l’inclusion, chérie ! Va falloir que tu apprennes que dans notre monde, les plus petits savent être forts sans jamais écraser ni vaincre personne.
Un Tomoe nage s’en ensuit, un qui fait voler Joséphine jusqu’au firmament. Au passage, la Lune lui colle une bise en lui susurrant à l’oreille un « N’oublie pas l’amour, Poulette ; elle est là la vie. » qu’elle entend comme dans un songe. Une énorme boum fait sursauter les convives restés au salon. Eunice se précipite. Joséphine est au sol sur le dos, comme tombée d’une belle chute avant. Elle cligne des yeux.
— Ça va Cocotte ?
En bonne secouriste, Eunice évalue rapidement la situation. Autour d’elle, Louisette, Camille, Lily, le Fils Martin, Caddie et Petit Mouton font corps. Pas de bobo apparent. Joséphine tente de se lever.
— Reste allongée un peu. Que s’est-il passé ?
— Je l’ignore. J’ai été attaquée par des… des…
— Des quoi ?
— C’était vraiment étrange, Eunice. Il faut faire attention. Ils… Tu sais qu’ils parlent, eux, là ? Ce Petit Mouton peluche, et ce Caddie de commissions ? C’est moi qui suis folle, Eunice ?
— Non, ce sont eux qui sont heureux.



Cy Jung, 1er juin 2020®.

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[#00] Titre de la nouvelle (V-00)

[#01] La dame qui pleure à la sortie du métro (V-01)

[#02] C’est l’auteur qui m’a repérée (V-01)

[#03] Le banc de la rue d’Alésia (V-01)

[#04] L’homme qui titube dans l’Escalator (V-01)

[#05] Un gros Petit Jésus, pour la crèche (V-01)

[#06] La serveuse d’un restaurant près de Beaubourg (V-01)

[#07] L’homme au chapeau de François Mitterrand (V-01)

[#07] The man with François Mitterrand’s hat

[#08] Le démarcheur qui ne babote pas (V-01)

[#09] La petite fille et son papa (V-01)

[#10] Le couple qui ne se parle pas (V-01)

[#11] La voix qui filtre à travers la porte (V-01)

[#12] L’homme qui perd son pantalon (V-01)

[#13] La dame que j’invite à aller courir (V-01)

[#14] L’homme qui ne réclame rien (V-01)

[#15] La grand-mère et sa petite fille (V-01)

[#16] Le gars en vélo qui dit « Je t’aime ! » (V-01)

[#17] La dame qui n’a jamais fait ça (V-01)

[[#18] Le papillon qui vit dans ma cuisine (V-01)

[#19] L’aveugle qui attend des amis (V-01)

[#20] L’homme qui n’est pas Jeanine (V-01)

[#21] La maman qui aime sa fille (V-01)

[#22] Les trois filles et le garçon qui rentrent du travail (V-01)

[#23] Le couple qui regarde un film dans le train (V-01)

[#24] La médecin qui retourne dans son pays (V-01)

[#25] Le garçon qui veut lui faire une profondeur (V-01)

[#26] La postière qui pense que j’ai changé de coiffure (V-01)

[#27] L’homme qui massacre son casque audio (V-01)

[#28] Le lycéen qui va laisser son sang par terre (V-01)

[#29] L’adolescente qui jongle avec les lignes (V-01)

[#30] La femme dont ce n’est pas la faute (V-01)

[#31] Les lombaires qui se prennent pour de longs baisers (V-01)

[#32] Le jeune homme qui me propose un truc (V-01)

[#32] La femme qui féminise « connard » dans le métro (V-01)

[#34] L’homme qui veut tuer quelqu’un pour moi (V-01)

[#35] L’ouvrier qui a des allergies (V-01)

[#36] Le junkie qui me rend mon sourire (V-01)

[#37] L’éditrice qui me souhaite de bonnes vacances (V-01)

[#38] La maman qui trouve des solutions (V-01)

[#39] L’homme qui regrette son achat (V-01)

[#40] La femme qui est propre sans être vierge (V-01)

[#41] L’amie qui a des couilles dans le ventre (V-01)

[#42] Les jeunes gens qui ont peur de moi (V-01)

[#43] Le soutien-gorge abandonné dans le métro (V-01)

[#44] Le fêtard qui rentre du réveillon (V-01)

[#45] La corneille qui déroule avec moi (V-01)

[#46] La jeune fille qui ne veut pas se faire couper en morceaux (V-01)

[#47] La dame qui a l’odorat très développé (V-01)

[#48] L’ambassadrice de tri qui sonne à la porte (V-01)

[#49] La vieille dame qui doit rester chez elle (V-01)

[#50] La maman qui a mal au cœur (V-01)

[#50] The mum who is heartbroken (V-01)

[# 51] L’homme qui ne répond pas au téléphone (V-01)

[#52] Les judokas qui font des têtanus (V-01)

[#53] La femme qui a fait un gosse insupportable (V-01)

[#54] La dame qui est au téléphone (V-01)

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[#56] Le SDF qui n’aime pas le violon (V-01)

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[#58] Le quartier qui est sympa (V-01)

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[#60] La fille qui n’est pas vraiment du Béarn (V-01)

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[#62] La très vieille dame qui se lance un défi (V-01)

[#62] Les orties qui vont me pousser dans l’estomac (V-01)

[#62] Les deux hommes qui chantent le soleil d’été (V-01)

[#65] La pluie qui va pleurer (V-01)

[#66] La baguette qui raye le toit de la voiture (V-01)

[#67] Le smoothie qui dégrafe la ceinture du pantalon (V-01)

[#68] La jeune fille dont la coiffure est mal faite (V-01)

[#69] La femme qui fait du foot comme Pénélope Fillon (V-01)

[#70] La dame qui doit revoir son amant le 2 mars (V-01)

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[#72] Le truc qui est mal collé, là (V-01)

[#73] La dame malvoyante qui parle avec tout le monde (V-01)

[#74] – Le papa qui ne répond pas (V-01)

[#75] La balle dans la tête qui ne tue pas (V-01)

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[#78] Le garçon qui ne lui dit pas qu’elle est belle (V-01)

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[#84] Les deux jeunes gens qui se captent (V-01)

[#85] — La jeune fille qui cherche à perdre du poids (V-01)

[#86] — L’homme qui est vivant (V-01)

[#87] Le quoi qui n’a pas de magasins dedans (V-01)