LexCy(que)

Deux tons



Cy Jung — LexCy(que) : Deux tons

Ma phrase [*] : Un deux-tons déchire la nuit.

Un « deux tons », c’est le nom que l’on donne aux « avertisseurs spéciaux » qui équipent les « véhicules d’intérêt général prioritaires » (police, pompier, Samu) et qui font « pin-pon »), ceci pour les distinguer des « timbres spéciaux » qui équipent les « véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage » (ambulances privées, médecin, urgence EDF-GDF, etc.) qui elles font « pin-pon-pin » [**].

Ma question orthographique tourne autour de l’écriture de « deux tons ». Le pluriel à « ton » est sans conteste de rigueur. Mais le trait d’union ?
Si je reprends la règle énoncée par Pascale dans l’article « Longueur de piscine », il ne faut pas de trait d’union puisque chacun des termes conserve son sens. Pour autant, dans « quatre-étoiles », Pascale disait le trait d’union admis et pour mon « deux tons », je serais assez tentée d’ajouter ce trait d’union et créer un néologisme.
Dans Le Petit Robert, un certain nombre de mots composés sur « deux » prennent le trait d’union : « deux-chevaux » (étrangement sans majuscule) ; « deux-mats » ; « deux-pièces » ; « deux-points » (le signe de ponctuation) ; « deux-ponts » ; « deux-roues » ; « deux temps ». Le Robert des difficultés du français lui, dit « C’est une fausse élégance que de lier le nom de nombre au substantif à initiale vocalique. »
Mais qu’est-ce donc qu’une « initiale vocalique » ? Il semble qu’il s’agisse d’une voyelle. Ainsi, il serait une « fausse élégance » de relier deux et… un mot commençant par une voyelle. Aucun exemple ne me vient et « ton » commence par une consonne.
Le XMLittré, pour sa part, propose « deux-dents » (c’est un dauphin), « deux-ponts » et « deux-quatre » mais recale « deux points » (sans trait d’union).

Il semble donc que le trait d’union soit rare mais il est possible. J’aimais bien l’idée de ce trait d’union sur « deux tons ». Je crois néanmoins plus raisonnable de l’enlever. Je l’enlève donc et ma phrase devient : Un deux tons déchire la nuit.


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[*Phrase extraite de Je ne saurais jamais si elle était jolie. V5, mai 2009

[**Les intitulés, hormis « deux tons », bien sûr, sont extraits de l’article R313-34 du Code de la route


Information publiée le dimanche 19 juillet 2009.

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