[e-criture]

[#61] L’hélico qui assure l’ambiance (V-01)



Cy Jung — [#61] L'hélico qui assure l'ambiance (V-01)

[Le prétexte] France 3 consacre un reportage au public du Tour de France qui attend six heures en moyenne le passage des coureurs. Ils arrivent enfin. Cela dure moins de cinq secondes. La journaliste demande à la dame qui est là si elle n’est pas trop déçue.
— Oh ! non. Y a une bonne ambiance. Y a l’hélico juste au-dessus.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
L’infirmière entre, mains dans les poches, l’air contrariée. Elle sourit avec bonté, tourne un peu puis dit que le traitement est arrêté, qu’il n’y en a plus pour longtemps.
— Vingt minutes, peut-être… Une demi-heure.
Elle éteint les alarmes.
— Ce n’est pas la peine de vous casser les oreilles.
Elle s’adresse à la femme et à l’homme qui sont là, debout, voûtés. Ils sont accablés, sonnés, même si on leur avait annoncé la veille que l’issue était létale. Ils voulaient croire en l’impossible, la femme surtout. Une résurrection ? Un sursaut, plutôt ; il faut être mort pour ressusciter. Il n’est pas mort. Il est vivant. Il va s’asseoir, sourire, râler. Hajime ! Elle espère encore.
L’infirmière reste un peu, ajoutant qu’elle répondra à leurs questions, que s’ils en ont besoin, elle est là. Ils la remercient. Elle s’en va. Le temps vient subitement de se raccourcir. La femme peine à en garder la conscience. Elle s’interroge. A-t-il entendu la sentence ? Sait-il que s’il veut vivre, c’est maintenant qu’il faut gainer, mettre les bras, déplacer ? Hajime ! Il le sait ; forcément, il est vivant. L’écran à sa droite indique pouls à 110, tension à 18. C’est beaucoup. L’effet des médicaments, sans doute.
Le téléphone de la femme vibre. Elle lit un texto, répond. Doit-elle prévenir les amis ? Certains sont en route. Il y a des choses que l’on ne dit pas par écrit. Elle glisse le téléphone dans sa poche, se tourne vers lui, revient à ce qu’a annoncé l’infirmière. Pourquoi celle-ci ne s’est-elle pas adressée à lui ? Peut-être qu’il n’entend pas. Sans doute. Elle doit savoir. C’est son métier. Pour eux, c’est une première. Comme pour lui, à moins qu’il ne soit lui aussi venu un jour assister à la mort d’un ami. Une première tout de même. Le lit délimite un espace en suspens. Est-ce pour cela qu’il y a des barreaux, pour que chacun reste dans son camp, à sa place, et contenir la mort là où elle s’annonce ? Il est inerte, inconscient. Un drap jaune lui couvre le corps, pas le visage. Un énorme tube le relie au respirateur artificiel. L’écran de contrôle indique qu’il vit.
Pouls à 100, tension à 17.
L’homme se place dans l’ombre de l’écran. Il pleure en silence. La femme est de l’autre côté du lit. Ils ne se parlent pas. Ils ne se connaissent pas. Ils ont pourtant le même ami, là, dont la mort est déclarée. Toc ! toc ! La faucheuse, tire-toi ! La femme sent les larmes monter. Elle prend son téléphone et enchaîne les textos, comme pour retenir le fil tissé hier, comme s’il était envisageable de ficeler la mort et de l’envoyer bouler loin, le plus loin possible. Tire-toi ! Ici, il n’y a que la vie. Basta !
Elle passe les doigts sous la barrière sans craindre d’être emportée dans le sablier ni lâcher son téléphone. Elle soulève un peu le drap. Elle voit sa main, gonflée, violette comme lorsqu’une veine déborde ; en pire. Elle la serre dans la sienne. Elle est chaude. Elle s’y ancre. Elle sourit. Hier, quand elle l’a prise, elle était froide. N’est-ce pas la preuve qu’il est plus vivant que ce qu’il est présagé mort ? Mais de quoi parle-t-on ? De quelle mort ? De quelle vie ? De qui ? Que le moribond se dénonce ! Aucun doigt ne se lève. Elle tend l’oreille. Personne ne prend la parole. Le respirateur respire.
Pouls à 100, tension à 15.
L’infirmière entre. Elle tourne encore. La femme pense que ce n’est peut-être pas les écrans qu’elle surveille. Elle avait remarqué la veille que l’on pouvait contrôler toutes les chambres depuis n’importe laquelle. L’infirmière repart. Elle a dit vingt minutes, une demi-heure. Combien de temps a passé ? C’est une estimation au pif. Elle ne le connaît pas. Il est solide. On le voit bien à son ventre qui pousse sur le drap ! Ce n’est pas n’importe qui, cet homme-là ! C’est une ceinture noire, un quatrième dan, un professeur de judo, un ancien cheminot qui travaillait de nuit sur les voies ! On ne meurt pas comme ça avec un prédigéré pareil.
On vit.
La femme n’y croit pas. À quoi ? À la vie ou à la mort ? Elle ne sait déjà plus où se situe la limite. Elle tourne la tête vers son visage. Ses yeux sont clos. On ne voit guère sa bouche mais elle est sûre qu’il sourit. Il a un si joli sourire. Elle voudrait l’embrasser. Elle voudrait le ramener de ce côté de la barrière du lit. Elle pense que c’est possible. Elle se met à lui parler, en silence. La présence de l’homme sous l’écran la gêne pour parler à haute voix. Elle ne souhaite pas qu’il entende ce qu’elle a à dire.
— Hajime !
Elle l’observe. Il n’a aucun sursaut. Il doit y avoir un truc qui coince. Il ne raterait jamais un randori. Il aime tant qu’elle l’étrangle. Hadaka jime. Son spécial. Couché comme il est, cela ne va pas être possible. Elle doit se placer derrière lui, qu’il s’assoie. Peut-être faut-il commencer par un salut pour qu’il bouge enfin ?
— Re !
Elle l’a murmuré. Elle serre un peu plus sa main. Il a bien raté son cours, mercredi. Et le leur, jeudi. Ça arrive ! Ce n’est pas pour autant qu’il va refuser le combat qu’elle lui propose, là. On se salue, on cherche la garde, on déplace, on fixe, on lance la prise ! Elle le regarde plus fort encore. Elle l’interpelle. Elle le supplie. Elle croise un dessin d’enfant scotché au mur la veille par une autre judoka. Elle ne voit pas ce qu’il représente. Elle sait juste que c’est de l’amour en barre. L’amour. Cela ne suffit-il donc pas à ce que le cours des choses s’inverse ? La femme sait. La réponse ne lui va pas. Sa main serre encore la sienne. Son cœur ploie. L’infirmière revient. Elle ne reste pas.
Pouls à 80, tension à 12.
Des larmes s’invitent dans les yeux de la femme. Et lui ? Est-ce qu’il pleure ? Hier, elle a demandé à l’infirmière ce qu’il ressentait. Elle ne savait pas. Elle a juste assuré que la perfusion contient de quoi l’apaiser. C’est vrai qu’il a l’air calme, posé. N’a-t-il pas peur ? Qui n’aurait pas peur ? La vie, déjà, est à faire peur. Alors la mort… Quelle mort ? La femme veut qu’on parle d’autre chose.
Elle lit deux textos arrivés à l’instant. Elle répond. La diversion est vaine. La mort rôde. Déjà, elle interroge la vie. La femme le regarde encore allongé, là, sous le drap jaune. Comment croire à le voir qu’il est vivant ? Le respirateur s’active. L’écran est toujours allumé. Comment croire qu’il serait mort ? L’énigme est une spirale, un puits, sans fond. Une intrigue.
Doit-elle écrire un roman ? Il n’est pas l’heure. Rien n’est tranché.
Pouls à 58, tension à 10.
Son cœur parle à son cœur. Radio Londres. Les sanglots longs des violons bercent mon cœur d’une langueur monotone. La femme songe un instant qu’elle s’est trompée d’ordre. C’est « ritsu » qu’il faut dire, pour qu’il se relève. Elle le tente, en boucle. Rien ne bouge. L’homme sous l’écran est toujours prostré. Le temps que l’on vient de rétrécir à présent est en suspens. La femme peine à se concentrer sur une idée. Elle est perdue, égarée, étrangère à ce qui est en train de se passer. Elle s’accroche plus encore à sa main, et à son téléphone. Une sorte de grondement la tire de sa torpeur. Une bourrasque rafraîchit l’air de la chambre. La femme tourne la tête pour sentir le vent sur son visage. Une main étreint son épaule, un baiser caresse sa joue. Elle sourit. Voilà la cavalerie !
Le preux chevalier pose son casque et son armure. Il salue l’homme, penche la tête au-dessus du lit puis demande des nouvelles. Elle lui répète ce qu’a dit l’infirmière. Il comprend. Elle dit aussi qu’il est encore vivant avec une force qui le surprend. Il l’accepte. Il s’installe. Il va rester là. Il a peur que la femme ne s’effondre. Il a raison. Il lui parle un peu. Il voit les dessins. Il sourit, conquis à l’amour qu’ils incarnent. Elle raconte, en bref, l’épisode de la veille, deux fois deux femmes de chaque côté du lit ; une infirmière et une sœur qui parlent de la mort ; deux femmes judokas qui ne pensent qu’à la vie, celle qui est là, celle qui restera.
Pouls à 45, tension à 8.
La veille, quel coup sur la tête ! Les deux femmes judokas n’ont pas trouvé acceptable que l’on parle de leur ami comme s’il était mort alors qu’il ne l’était pas. Il ne l’est pas. Il ne le sera jamais. Le fil est tissé. Et pourtant… C’est un truc de fous ! Il sera mort et ne le sera pas. Quelqu’un peut expliquer ça ? La femme retient les questions. Elle se repaît de la force de son preux chevalier. Il la tient debout, elle le sent. Elle veut en profiter pour tout vivre, faire passer par sa main et ses pensées tout ce qu’elle a d’énergie, de foi, de vie ! N’a-t-elle pas toujours imaginé qu’elle avait quelques pouvoirs enchantés ? C’est le moment de le prouver. Maintenant. Il y a urgence ! Péril.
— Boudakarathaï…
La magie va opérer.
Pouls à 40, tension à 7.
Son téléphone vibre. Elle lit le texto. Il n’a rien à voir avec tous les autres. Il est question d’un pied de romarin sur le marché des Carmes. Pourquoi pas du romarin ? Elle répond oui. Merci. Son téléphone vibre encore. Elle répond toujours. Son cerveau va à cent à l’heure. Elle veut ignorer le drame en cours. Dès qu’une pensée l’y ramène, elle serre fort la main, écoute le ronronnement du respirateur, sourit. Ça va aller. Hajime !
L’infirmière revient. Elle salue le preux chevalier. Il sort un instant. Il a un peu la bougeotte. C’est bien. Cela fait de l’air frais qui circule. La femme est toujours sur son téléphone, sans lâcher la main.
Pouls à 30, tension à 5.
La femme cherche à éprouver le décompte à défaut de ce qu’il lui est intelligible. Son esprit refuse l’issue létale. Son cœur bat pour deux. Elle revient encore à la veille, à la résistance qui s’est organisée, à la manière dont cette femme judoka a remis la vie au milieu des barreaux, là où la mort était annoncée. Elle pense à ces judokas qui ont fait bloc pour conjurer le sort. Cela la dope. Elle se sent comme la dépositaire de cet amour, de cette énergie cumulée. Elle ne doit pas faillir. Elle doit maintenir le corps en vie. Elle doit surveiller la bobine que le fil ne casse pas. Elle serre plus fort la main. Elle lui parle en silence.
— Mon chou. Ça suffit maintenant. Tu vas t’asseoir et dire à l’infirmière que c’est bon. Tu es en forme. On a notre cours lundi. Je sais que c’est dur tout ça, cette infection qui te ronge, mais tu ne vas pas te laisser avoir comme ça ! N’oublie pas que tu es syndiqué ! Allez ! Viens, maintenant. Je t’aime tant…
Pouls à 20, tension à 3.
Mais pourquoi l’engueuler alors qu’il fait ce qu’il peut ? La femme ne l’engueule pas vraiment. Elle veut le secouer un peu, lui dire que là, il va falloir faire quelque chose pour donner tort aux machines. Elle ne sait plus où porter ses sentiments. Elle n’arrive plus à aligner deux idées. Elle sait que la vie passe ; elle ne le comprend pas. Elle le refuse. Elle le dénie.
— Boudakarathaï…
Elle prononce cette fois le mot magique dans un murmure. Une incantation pareille, cela vous réveille un mort. Il n’est pas mort. L’écran le dit.
Pouls à 20, tension à 1.
La femme retire ses yeux de l’écran. Elle veut sentir, elle veut savoir, elle veut pouvoir dire, elle veut comprendre. Elle respire du plus calmement possible. Elle se concentre sur l’intérieur du lit, là où il vit encore. Elle le mitraille de tous les mots d’amour qu’elle connaît. Et elle en connaît un rayon, un qui n’est pas toujours efficace mais moins, elle le tente.
Pouls à 15, tension à 0.
Est-ce possible ? Elle a mal lu. Elle est bigleuse. Forcément, elle lit mal. Sa main est toujours aussi chaude. Son corps n’a eu aucun sursaut ; de sa bouche, aucun « Ah ! » n’est sorti. Peut-être est-ce parce qu’on n’est pas au cinéma ? La femme n’a jamais vu personne mourir ailleurs qu’au cinéma. Elle ne sait pas.
Mais il n’est pas mort. Il ne peut pas !
Pouls et tension à 0.
Mate.
La femme incline la tête. Le preux chevalier la prend dans ses bras. Le respirateur respire toujours. Tricheur ! La femme sent les larmes monter. Elle ne veut toujours pas pleurer. Il mérite mieux que ses larmes. Elle essaie de sourire pour l’inviter encore à la vie, à la joie. L’infirmière entre.
— C’est fini.
Ils savent. Elle coupe le respirateur. Elle essuie sa bouche. Elle leur propose de rester un peu. La femme et le preux chevalier disent un dernier au revoir à leur ami. Ils partent, laissant l’homme à son chagrin. Dans le couloir, l’écriteau « Maternité » saute aux yeux de la femme. Elle espère qu’un enfant vient de naître, qu’il prenne la suite de l’ami qui vient de mourir.
Mourir ? Mais de quoi s’agit-il ?
Elle l’ignore.

Cy Jung — [#61] L'hélico qui assure l'ambiance (V-01)



Cy Jung, 5 mars 2018®.

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