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Nouvelle inédite — La révélation



Cy Jung — Nouvelle inédite — La révélation

À l’automne 2003, comme chaque année, le magazine Nous deux a organisé un concours de nouvelles. Cy Jung, déjà rodée aux romans roses, a décidé de tenter sa chance en proposant un texte qui parodie les nouvelles que l’on trouve dans ce magazine.
Ce texte n’a pas été retenu par le jury. Elle vous le propose en novembre 2017 sur son site, rien que pour en sourire.


Petit rappel liminaire

Un texte libre de lecture sur un site Internet n’est pas un texte « libre de droit ». Cela signifie que l’on a celui de le lire mais pas celui de le reproduire sans l’autorisation expresse de son auteur. Les conditions légales d’utilisation des contenus du site de Cy Jung sont ici.



Bénédicte profita du miroir de l’ascenseur pour vérifier la bonne tenue de sa mise en plis. Arrivée en bas, elle sortit en courant de la tour de verre qui abritait son bureau. Elle s’engouffra dans le RER et rejoignit au plus vite son cours de gym tonique. Comme souvent, elle était en retard. Son travail lui était une telle passion qu’elle peinait à le quitter. Il était néanmoins incapable de la faire renoncer à cette heure et demie d’exercice physique qu’elle complétait le dimanche d’un footing au bois de Boulogne. Son corps en avait besoin, son esprit aussi.
Bénédicte n’était pas femme à laisser le stress gâcher son quotidien. Mieux, elle cultivait une certaine qualité de vie et force était de constater que, en dépit d’un excès d’heures supplémentaires, elle n’y arrivait pas si mal. Au bureau, elle avait su développer, dans le service commercial qu’elle dirigeait, un climat serein où les membres de son équipe pouvaient s’épanouir et où les comportements belliqueux n’étaient pas de mise. En société, elle se montrait joyeuse, avenante, attentive aux autres, toujours de bon conseil. Elle se rendait régulièrement au théâtre, fréquentait avec curiosité les galeries d’art contemporain et organisait pour ses amis des dîners où elle se révélait remarquable hôtesse et cuisinière hors pair.
Elle prenait également grand soin de ses parents qui coulaient une retraite paisible dans un petit pavillon en lointaine banlieue. Elle les appelait tous les deux jours, leur rendait visite une fois la semaine et améliorait le quotidien de leur maigre pension avec une délicatesse qui savait préserver leur pudeur. En un mot, Bénédicte vivait une quarantaine dynamique et heureuse ; elle était très appréciée par son entourage — on le serait à moins ! — et rien, aux yeux de tous, ne pouvait ternir un si joli tableau…
Une ombre pourtant obscurcissait ses yeux d’amande. Bénédicte n’avait pas d’homme dans sa vie et disait à qui voulait l’entendre que le mariage ne lui manquait pas. Les apparences n’étaient-elles pas trompeuses ? Sa mère le craignait et elle regrettait de ne pas avoir de petits-enfants à choyer. Mais comment en faire le reproche à sa fille ? Son travail était tout pour elle et sa réussite avait été à ce prix. Elle ne doutait pas qu’au fond d’elle celle-ci souffrît de solitude autant que de ce vide indicible propre aux femmes qui n’avaient pas eu la joie d’être en gésine. Elle n’en disait riene ; le sujet était délicat et sa fille d’une discrétion absolue.
Bénédicte excellait dans l’art de respirer le bonheur, gardant pour elle ses ressentiments, cette souffrance languissante de ne pas partager sa vie avec quelqu’un qui l’aimait et qu’elle aimait. Elle avait bien essayé, un temps, de trouver chaussure à son pied. Elle avait vite renoncé tant les hommes lui étaient d’une totale indifférence. Elle adorait leur coudoiement, travailler ou rire avec eux mais, dès que l’un ou l’autre la poursuivait de ses assiduités, la magie retombait aussitôt et leur attrait fondait comme neige au soleil.
Plus jeune, Bénédicte avait tenté de passer outre son peu de désir à l’égard de la gent masculine. Elle avait suivi chez lui un professeur de lettres classiques aux yeux d’un bleu si profond que n’importe quelle femme aurait eu envie d’y plonger. Il avait été d’une compagnie idéale lors de ces merveilleuses soirées qui avaient précédé cette nuit fatale. Quand Bénédicte s’était retrouvée dans ses bras, un haut-le-cœur fort malvenu l’avait forcée à interrompre précipitamment l’étreinte. Elle eut si honte qu’elle partît en courant, oubliant telle Cendrillon un escarpin au pied du canapé du monsieur.
Celui-ci ne lui ramena jamais sa chaussure, confortant ainsi Bénédicte dans l’idée que les contes de fées ne valent que pour être racontés aux enfants. Elle ne renouvela donc pas l’expérience et échafauda une théorie saugrenue selon laquelle certaines femmes seraient faites pour l’amour, d’autres non, qu’il n’y avait là rien de dramatique tant que l’on savait organiser sa vie de manière à ce que la solitude ne se transformât pas en un funèbre isolement.

En ce lundi pluvieux, une fois le cours de gymnastique terminé et Bénédicte rentrée dans son appartement douillet du 15e arrondissement, le danger n’était pas loin… Dans ces cas-là, Bénédicte avait ses recettes : téléphoner à Gérard en était une.
— Ma Béné ! J’allais justement t’appeler ; je suis avec quelqu’un dont j’aimerais que tu fasses la connaissance. Tu as dîné ?
Ah ! ce Gérard, c’était un vrai copain. Il était incessamment là, pétillant de vie, prêt à l’accueillir, lui ouvrant sa table, lui présentant ses amis, l’entraînant dans de longues promenades, au cinéma, dans une expo ou dans des soirées où se pressait le gratin de la capitale. Il avait toujours une activité à lui proposer, quel que soit le jour, l’heure, ou la saison.
Bénédicte l’avait rencontré à Sup de Co lors de l’une de ces fêtes destinées à bien marier la fine fleur des futurs cadres de la nation. Ils avaient tout de suite sympathisé. Gérard était le champion des calembredaines et autres badinages dans lesquels il croquait avec bel humour les travers de ses contemporains. Tous les convives en avaient pris pour leur grade au plus grand plaisir de Bénédicte qui ne se souvenait pas avoir autant ri que ce jour-là. Leur amitié s’était construite au fil du temps, de cette sorte de camaraderie où il n’était jamais question de leur vie intime respective mais où chacun pouvait, sans s’en expliquer, être triste ou heureux.
Ce soir-là, Bénédicte était mélancolique. Gérard, lui, avait l’air joyeux : il avait déniché le cabinet dont Hélène rêvait. Quand Bénédicte avait appelé, il s’apprêtait à sabrer le champagne avec cette belle jeune femme aux cheveux longs cendrés dont la grâce n’avait d’égal que la simplicité de ses manières. Gérard avait fait la connaissance d’Hélène il y avait à peine trois mois à l’occasion d’un congrès de vétérinaires organisé dans le grand hôtel dont il assurait la direction. Hélène cherchait à revenir sur Paris, lasse d’une vie trop monacale dans une charmante bourgade de Saône-et-Loire. Gérard lui avait promis de tout faire pour l’aider et, comme à son habitude, il avait tenu sa promesse.
Une coupe de champagne en main, Bénédicte regrettait d’avoir accepté ce dîner. Peut-être Gérard aurait-il préféré fêter l’événement en tête-à-tête avec Hélène ? L’alcool venant, Bénédicte se relaxait : si ces deux-là avaient des affaires amoureuses urgentes à mener, Gérard ne l’aurait pas invitée ; elle en était certaine et décida de profiter de ce moment de détente entre amis, ce d’autant que Hélène s’avéra rapidement d’une compagnie des plus agréables.
Un livreur en costume national nippon apporta un vaste assortiment de sushis, makis et sashimis. Il se dirigea directement vers la cuisine afin de constituer un plateau d’un raffinement esthétique à l’aune de la culture japonaise et de la fidélité de son client. Gérard l’y accompagna et l’assista dans sa tâche.
Le temps que dura l’entreprise — il fut interminable, l’assortiment étant particulièrement copieux — Hélène et Bénédicte s’installèrent, chacune d’un côté du canapé. Elles y bavardèrent telles deux vieilles copines qui se retrouvaient après une longue séparation. Hélène raconta sommairement les causes de son exil provincial — un chagrin amoureux aujourd’hui guéri — avant d’inviter Bénédicte à parler de sa vie sentimentale. Bénédicte n’avait pas l’habitude de se livrer ainsi à la première venue. Elle le fit pourtant, le plus naturellement du monde, et confia à Hélène qu’elle n’avait pas eu d’enfant faute d’avoir trouvé un homme qui lui aurait fait chavirer le cœur.
— L’avez-vous vraiment cherché ?
La question était bien impertinente ! Hélène devait avoir versé un philtre dans son verre car Bénédicte se surprit à lui répondre sans dérobade.
— Qui sait ? Peut-être ne sont-ils pas faits pour moi… ou moi pour eux.
Hélène éclata de rire.
— J’en suis persuadée !
Hélène regretta le ton taquin de sa réplique. Il n’était pas l’heure de mettre Bénédicte face à une inclination dont elle n’avait visiblement pas conscience. Gérard l’avait prévenue ; son amie était la reine du faux-fuyant amoureux et lui faire admettre l’évidence serait un exercice aussi long que délicat. L’entrée du livreur, plateau en main et Gérard sur les talons, intervint à raison. Le livreur s’éclipsa, permettant au trio de reprendre une conversation plus anodine jusqu’à épuisement des sushis et du saké.
Bénédicte était un peu grise. Hélène proposa de la raccompagner en auto. Bénédicte déclina ; elle était assez lucide pour parcourir les cinq cents mètres qui séparaient son domicile de celui de Gérard autant que pour éviter de se retrouver seule avec cette femme qui semblait capable de percer ses secrets. Mais de quoi avait-elle peur ? Bénédicte était infichue de le dire mais elle sentait que quelque chose de grave allait arriver.
Sitôt rentrée, Bénédicte se mit au lit. Le saké avait fait plus de dégâts qu’elle ne l’aurait cru ; le mitan tanguait et des images dont elle n’avait guère l’habitude envahirent ses rêves. Elle était dans un salon tendu de rouge où des individus interlopes parlaient fort. L’un d’eux se collait à elle, l’air menaçant. Bénédicte s’échappait dans la nuit par une porte-fenêtre. Elle courait, courait, courait jusqu’à s’effondrer au pied d’une souche moussue.
Un loup alors s’avançait, crocs brillants dans un rayon de lune. Il posait sa lourde patte sur l’épaule terrifiée de Bénédicte, approchait sa gueule et, avant que la jeune femme n’eût pu crier son effroi, les lèvres d’Hélène épousaient sa joue. Bénédicte se réveilla en sueur, affolée. Ce baiser était si inconvenant ! Bénédicte le chassa de son esprit, avala deux cachets d’Aspirine et se recoucha. Dès qu’elle eut les paupières closes, le rêve recommença, rythmant sa nuit, étrange, inquiétant, terrible et au final si troublant…
Bénédicte finit par se lever à 6 heures du matin, aussi épuisée que si elle avait passé une nuit blanche, bien décidée à ne plus jamais abuser de cette satanée liqueur de riz. Au bureau, elle s’avéra plus active qu’elle savait l’être — et ce n’était pas peu dire — et oublia très vite son rêve de la nuit. Le soir, elle passa un moment paisible auprès de ses parents avant de rentrer. Elle but une tisane Dormez bien et se mit enfin au lit, résolue à rattraper son sommeil en retard.
Vers 3 heures du matin, le loup fit son apparition sans que Bénédicte n’en fût véritablement contrariée… Les jours suivants se déroulèrent sans heurts ni événements particuliers. Les nuits, elles, étaient toujours aussi agitées. Bénédicte ne pensait plus qu’à son rêve. Que signifiait-il ? Hélène lui avait paru très sympathique mais de là à imaginer qu’elle l’embrassât… Quelle drôle d’idée ! La légendaire sérénité de Bénédicte était définitivement atteinte. Une inclination insolite la poussait à reprendre contact avec Hélène ; une peur singulière lui disait de n’en rien faire.
Bénédicte n’aimait pas ces situations où les sentiments prenaient le pas sur la raison. Pire encore, elle n’en pouvait plus de ces nuits houleuses entre sueurs froides et vapeurs capiteuses. Elle se devait d’agir au plus vite ou c’en serait fait de son entendement ! Bénédicte appela Gérard. Elle hésita à lui faire le récit de son rêve et prétexta l’achat d’un chiot pour avoir les coordonnées d’Hélène.
Gérard les lui donna sans difficulté. Dès qu’ils eurent raccroché, il composa aussitôt le numéro de la vétérinaire.
— C’est bon ! Elle va venir… Bonne chance !

En posant son doigt sur la sonnette du cabinet, Bénédicte se sentait fébrile. Hélène lui avait promis de lui présenter un chiot et Bénédicte cherchait encore une excuse pour annuler cette adoption dont elle n’avait nullement envie. Cela lui apprendrait à raconter des histoires…
À sa grande surprise, Hélène lui ouvrit en personne. Bénédicte lui tendit la main. Hélène la prit avec chaleur.
— Entrez ! Mon dernier patient vient de partir. Je vous offre un verre ?
— Avec plaisir…
Hélène précéda Bénédicte jusqu’à l’étage et l’installa sur la terrasse d’un vaste salon. L’endroit était magnifique, la météo propice à une conversation amicale. Ce ne fut que la fraîcheur de la nuit qui poussa les deux femmes vers l’intérieur. Bénédicte prit congé, par convenance plus que par envie. Elle venait de passer un moment merveilleux de simplicité et de complicité et, quand Hélène s’approcha d’elle pour lui dire au revoir, c’est naturellement que les lèvres de Bénédicte épousèrent sa joue.
Le baiser en retour laissa Bénédicte chancelante. Une force irrésistible la poussait à rester là, à provoquer une étreinte, à… Fort heureusement, Bénédicte sut résister. Elle courut jusqu’au métro. Sur le quai, Hélène lui manquait déjà et Bénédicte dut lutter encore pour ne pas rebrousser chemin. Elle avait envie de pleurer. Mais, que se passait-il ? Elle présentait tous les symptômes de l’état amoureux. C’était impossible : Hélène était une femme et…
Bénédicte se mit au lit sans dîner. Elle était fébrile, tendue. Elle tentait en vain de bouter hors son cœur son désir de revoir Hélène. C’était peine perdue. La magie avait opéré et Bénédicte devait rassembler toutes ses forces pour ne pas succomber à l’inimaginable. Elle pleurait beaucoup tant la lutte était déchirante. Vers 22 heures, elle finit par appeler Gérard qui vint aussitôt à son secours.
— Ma Béné ! Je ne t’ai jamais vue ainsi ! Dis-moi ce qui te fait si mal…
— Je… Non. Ce n’est pas…
Ses larmes redoublèrent. Gérard la prit dans ses bras et la berça doucement. Il posa ses lèvres sur son front.
— Tu ne devrais pas être si triste d’être amoureuse…
Bénédicte se redressa, l’œil noir.
— Non ! Elle m’a droguée, j’en suis sûre. Et… Et… Tu m’as l’air bien au courant. Tu es en cheville avec elle, c’est ça ?
Gérard recula d’un pas.
— Ma Béné ! Calme-toi !
— Va-t-en, Judas ! Tu espérais quoi ? Jeter l’opprobre sur ma bonne réputation ?
— Tous les homosexuels n’ont pas mauvaise réputation…
Le mot était lâché. Il arrêta net Bénédicte dans sa fronde. Elle avait l’air abattue. Gérard lui servit un verre d’eau.
— Veux-tu que nous en parlions ?
Bénédicte ne répondit pas. Dans son esprit, défilaient tous ces sentiments qu’elle avait refoulés depuis l’adolescence, ces femmes dont elle se sentait si proche, ces autres qu’elle avait littéralement adulées, ces gestes retenus, ces mots restés dans la gorge, ce vide, toute cette tristesse accumulée, ce mensonge à elle-même, cette peur de s’avouer l’inavouable.
Et Hélène était apparue, agissant comme un déclic, donnant à vingt ans de souffrance un sens. Pourquoi n’avait-t-elle pas compris plus tôt ? Bénédicte posa la question à Gérard.
— Je l’ignore ma Béné. Je te connais depuis des années et j’avais compris ta préférence pour les femmes. Je ne suis pas arrivé à t’en parler, peut-être parce que tu n’as jamais voulu voir ma propre homosexualité…
— Parce que tu es…
Son Gégé, un… ! Décidément ! Tout s’écroulait. Non ! Tout s’éclaircissait et, bien qu’encore secouée par de si folles découvertes, Bénédicte se sentait légère, comme libérée de quelque chose qui avait plombé son désir durant toute sa vie de jeune adulte. Un besoin irrépressible de rattraper le temps perdu la fit se saisir du téléphone et appeler Hélène en dépit de l’heure avancée.
— Hélène, je sais qu’il est tard mais… Je suis avec Gérard. J’ai tout compris, je te demande de me pardonner mon aveuglement et…
— Je n’ai rien à te pardonner. Je… Ne veux-tu pas que je te rejoigne ?
— Je t’attends.
Gérard, en ami dévoué, s’éclipsa avant qu’Hélène n’arrivât chez Bénédicte. Bénédicte fit entrer Hélène et l’invita à prendre place dans l’un des fauteuils en cuir mauve du séjour. Hélène resta debout. La panique faisait courir Bénédicte dans tous les sens. Elle apporta un verre à Hélène, puis repartit chercher une bouteille de vin, puis se rendit compte qu’il manquait un tire-bouchon, puis…
Hélène tendit la main.
— Tu veux bien t’asseoir avec moi ?
Bénédicte s’effondra dans un fauteuil.
— Excuse-moi, je… C’est si nouveau, tout ça !
Hélène s’approcha et s’assit sur le large accoudoir.
— Je comprends. N’aie pas peur ; nous ne sommes pas pressées.
— Je t’ai déjà tellement attendue…
Bénédicte posa une paume timide sur la hanche d’Hélène. Elle tendit les lèvres ; Hélène les effleura pendant que ses bras se refermaient sur les épaules de Bénédicte. Bénédicte crut alors que son cœur allait exploser en mille morceaux tant ce qu’elle ressentit à ce moment-là surclassait tout ce qu’elle avait pu imaginer.
Enfin, Bénédicte allait goûter à la félicité de l’amour. Le couple qu’elle forma rapidement avec Hélène respirait si fort le bonheur qu’il ne vint à l’idée de personne d’en contester la légitimité. Qu’il est bon d’aimer et d’être aimée… N’est-il point ?
Cy Jung, 15 décembre 2003



Cy Jung, 13 novembre 2017®.

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