[e-criture]

[#55] La bibliothèque qui ferme dans vingt minutes (V-01)



Cy Jung — [#55] La bibliothèque qui ferme dans vingt minutes (V-01)

[Le prétexte] Je vais rendre un CD à la bibliothèque. Avant moi, une dame âgée ne peut pas faire de réservation, sa carte est arrivée à échéance. La bibliothécaire explique.
— On ne peut pas vous refaire là votre carte. On ferme dans vingt minutes. Revenez demain avec une pièce d’identité.
La dame argumente.
— J’ai ma carte d’identité.
Elle la sort.
— Revenez demain. Là, on ferme.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
0:13:54. Marcel somnole, bercé par le ronflement de Bernadette qui se mêle à celui des deux réacteurs de l’avion. Il aimerait bien dormir aussi. Il n’essaie pas. Il n’a jamais réussi à s’assoupir en position assise. Le bruit et la lumière le gênent moins. Il envie Bernadette, comme depuis cinquante ans qu’ils partagent leur lit conjugal. Cinquante ans. Des noces d’or ! Marcel sourit. Il s’est marié pour cela, une union qui accepte le meilleur et le pire des années durant.

0:13:56. Le Boeing a un sursaut, une sorte de hoquet. Marcel ouvre les yeux. Le ronflement des réacteurs le rassure. Bernadette ne s’est pas réveillée. Un ou deux passagers s’agitent. Le calme revient. Marcel respire tranquillement. Il retourne à sa rêverie. Dans quelques heures, ils seront rentrés à la maison après ce si beau voyage. Il a dû prendre plusieurs kilos avec ce qu’ils ont mangé ! Bah, il bêchera un peu plus fort son jardin. Il doit en avoir besoin, lui aussi.
Il attrape la bouteille d’eau qu’il a glissée dans la poche du siège devant lui. Il boirait volontiers un petit coup de quelque chose de plus fort. Il a demandé tout à l’heure. Il faut payer. On lui avait pourtant raconté que dans les avions, on pouvait se saouler à volonté. « C’était au siècle dernier. », lui a expliqué l’hôtesse dans un sourire. Il a pris 25 cl de mauvais bordeaux avec son repas. Le prix l’a dissuadé de mettre du cognac dans son café. Cela lui aurait peut-être permis de dormir ou épargné de sentir que l’avion n’avançait plus trop droit.
Comment ça, « plus trop droit » ? Il ne saurait dire ; il a perçu comme une embardée. Il est aux aguets. Personne ne bouge dans la carlingue. Il a dû se tromper. Tout va bien. Il ferait mieux de se détendre, le vol est encore long jusqu’à Paris. Après il y a le TGV, et le TER. Il étire les jambes. Il voudrait fermer les yeux. Ils restent grand ouverts.

0:14:11. L’avion sursaute derechef, plus fort, cette fois. La lumière indiquant qu’il faut boucler sa ceinture s’allume, avec le petit signal sonore qui l’accompagne. Marcel se redresse vivement dans son siège. Sa ceinture est déjà bouclée, celle de Bernadette aussi. Il épie la moindre anomalie. Sa respiration fait trop de raffut. Il la bloque.

0:14:24. L’hôtesse avance dans l’allée à pas feutrés. Elle vérifie les ceintures des uns et des autres. Marcel la regarde arriver à sa hauteur. Elle lui sourit.
— Ça va, monsieur ?
Marcel prend une goulée d’air.
— Ça va. Merci.
Elle poursuit son chemin. Marcel songe qu’il doit y avoir des turbulences. Cela s’est déjà produit à l’aller. Une dame assise à ses côtés lui a expliqué que cela survenait tout le temps, qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Elle avait fait trois tours du monde. Elle avait de l’expérience. Pour Marcel, c’était son premier vol. Il ne sait pas s’il reprendra l’avion après ce retour. Peut-être pour leurs noces de diamant ? Ils seront sans doute trop vieux dans dix ans pour faire un long voyage avec Bernadette. Ils sont tous les deux en bonne santé mais, à leur âge, la maladie vous emporte sans prévenir.

0:14:37. L’avion sautille encore. Des passagers s’agitent. Une femme parle un peu fort. On dirait du portugais. Marcel voudrait qu’elle se taise. Il ne comprend pas le portugais. Et même le comprendrait-il qu’il ne trouve pas acceptable que quelqu’un se moque à ce point du sommeil des autres. La femme se lève. L’hôtesse se précipite. Marcel l’observe qui tente de la calmer. C’est un dur métier que celui-là, s’occuper de ces gens malpolis et hystériques ! C’est vrai que d’être ainsi confiné ne rend pas très aimable.
Marcel a un peu mal aux jambes. Il regrette d’avoir fait sa chochotte et refusé les bas de contention prescrits par le médecin tout ça parce que le mot « bas » ne lui a pas semblé digne de sa condition masculine. Bernadette a mis les siens. À l’arrivée à Rio, elle était plus guillerette que lui, aussi car elle avait dormi.
La femme finit par se taire. L’avion frétille. Marcel jurerait qu’il ne s’agit pas de turbulences. Quoi d’autre ? Il ne sait pas. Il cherche toujours à fermer les yeux, à se détendre à défaut de s’assoupir. Une force invisible le crispe. Ses muscles se contractent. Sa tête lui fait mal, soudain. Il déglutit avec difficulté. Une goutte de sueur mouille sa tempe. Mais, que se passe-t-il ? Marcel n’a qu’une explication : il a peur, sauf s’il est malade.

0:14:52. Plus rien ne trouble le ronronnement des réacteurs. Marcel cale sa respiration sur le souffle de Bernadette. Il cherche toujours à se détendre. Quelque chose l’en empêche. La sensation que la vie bascule, peut-être. Il n’y a aucune raison à cela, il en est certain. Il tourne la tête vers le hublot. Il fronce les sourcils. L’aile n’est-elle pas plus basse que tout à l’heure ? L’avion serait-il en train de virer ?
Marcel se raidit encore. La lune éclaire l’océan. Il semble plus près. Le feu rouge d’un autre aéronef clignote au loin. Marcel sourit ; ils ne sont pas seuls dans l’immensité de l’azur.

0:15:21. Un craquement déchire l’habitable. Marcel sent son corps partir en avant, la tête si lourde qu’il peine à la retenir. Un étrange silence se forme, comme une torpeur. Un enfant en bas âge le rompt d’un de ces pleurs qui indiquent qu’un nourrisson est sorti du sommeil.

0:15:23. Bernadette soulève les paupières. Ses oreilles lui font atrocement mal. Elle se tourne vers Marcel, l’air hébété des personnes réveillées en sursaut.
— Que se passe-t-il ?
— Je ne sais pas. Rendors-toi.
Elle referme les yeux. Une boule s’est formée dans l’estomac de Marcel. Il se demande si le maire a enfin eu l’autorisation de transformer son champ en terrain de football. Ce serait bien, pour les gosses. Il saura ça à son retour.

0:15:31. L’enfant pleure toujours. Marcel grogne. Des passagers s’agitent.

0:15:44. L’avion a repris son assise. Il a dû vouloir éviter un trou d’air. Marcel soupire.

0:15:49. Un grand choc stoppe l’avion une fraction de seconde. Marcel sent son cœur se soulever. Il se redresse un peu plus dans son siège. Il vérifie la boucle de sa ceinture. L’avion bute de nouveau sur quelque chose. Une femme crie. Un homme lui fait écho. Un autre. Mais contre quoi un aéroplane peut-il buter en plein ciel ? Un oiseau ?

0:15:51. Le personnel de bord se presse dans les allées. Les passagers les interrogent. Marcel entend les réponses se rapprocher, en anglais, en français, en portugais et se répercuter dans différentes langues. Un petit souci de moteur mais le commandant a la situation bien en main. Il faut rester assis. Les soubresauts de l’appareil sont tels qu’il serait difficile de faire autrement. Bernadette ne dort plus. Aucun des passagers ne doit dormir encore.

0:16:04. Silence.
Silence ?
Marcel tend l’oreille. Il n’est pas le seul. Tous celles et ceux et hen qui s’agitaient se taisent comme enveloppés par le même silence, pétrifiés par ce qu’ils entendent, ou plus exactement ce qu’ils n’entendent plus. Les réacteurs. Le vrombissement des réacteurs a cessé. Un homme se lève précipitamment. Il court dans l’allée qui ne mène nulle part. Il cogne à la porte du cockpit. Il hurle.
— Démarrez les moteurs ! Les moteurs !
Une hôtesse le rejoint. Une autre prend le micro.
— Mesdames, messieurs, tout va bien. Notre avion vole à sa vitesse de croisière. Nous serons à Paris dans quatre heures, comme prévu.
Bernadette sourit. Une forte douleur étrille le ventre de Marcel.

0:16:17. L’homme s’est écroulé au pied de la porte du cockpit. Il pleure. Le personnel de bord fait asseoir les passagers qui sont debout. Marcel a un besoin urgent d’aller aux toilettes. C’est impossible à l’instant. Il doit respirer avec calme. Une nouvelle crampe lui fend l’abdomen. Il serre les fesses.

0:16:31. L’avion ne craque plus. Il ne bute plus. On dirait qu’il plane, paisible. Marcel est terrifié. Il ne veut pas. Il essuie une goutte de sueur qui lui tombe dans l’œil. Ils rentrent de leurs noces d’or. Ils ne peuvent pas mourir dans cet avion. Son ventre est de plus en plus douloureux. Il a dû manger une saloperie, et la fièvre le fait délirer.

0:16:37. Bernadette se tourne vers lui.
— On n’entend plus les moteurs.
Marcel ne répond pas.

0:16:44. Les cris des uns sont assourdissants. D’autres, plus discrets, pleurent. Les derniers s’accrochent à leur téléphone portable. Le personnel de bord va, vient, sans but. Bernadette demande à se lever. Marcel lui dit de rester assise. Il n’y a aucun danger.
— Mais les moteurs, on n’entend plus les moteurs ?
— Ils vont repartir.
Le crachotement des haut-parleurs les interrompt.
— Madame, monsieur ; le commandant de bord vous parle. Notre avion a perdu de l’altitude. Nous allons atteindre un palier où je remettrai les gaz sans risque. Je vous demande de rester calmes et de suivre les consignes du personnel de bord. Je…
Il s’est arrêté brusquement. Une dame crie.
— La mer ! On fonce dans la mer !
Marcel regarde du côté du hublot. C’est vrai que l’eau paraît plus proche. Il se tourne vers Bernadette.
— Tu vois, les moteurs vont repartir.
Le crachotement stoppe net le brouhaha en cours de développement.
— Dear ; The captain talks to you. Our plane lost altitude. We will reach a level where I will return the gases safely. I ask you to remain calm and follow the instructions of the crew. May God protect us. [Translate by Google, NdCy]. [*]
Marcel ne comprend pas l’anglais. De nouveaux cris envahissent l’intérieur du fuselage. Des passagers se lèvent, cherchant à courir vers les issues qui ne leur porteraient aucun secours. D’autres se recroquevillent sur leur siège. Marcel soupire. Le commandant va remettre les gaz. Ces gens ne devraient pas s’agiter. N’est-ce pas de nature à créer des interférences ?

0:17:14. Un masque à oxygène tombe devant le nez de Marcel comme devant celui de tous les passagers. L’équipage s’est réparti dans les allées. Il montre comment s’équiper du masque, du gilet de sauvetage puis se protéger avec le coussin et la couverture. Marcel aide Bernadette. Il est prêt. À quoi ? Non, il n’est pas prêt à mourir. Il sanglote.

0:17:28. L’agitation est à son comble. Le personnel de bord a abandonné la partie. Hôtesses et stewards sont allés s’asseoir en position de sécurité, gilet de sauvetage autour du buste. Marcel respire un grand coup, masque sur le front. Il veut croire en ce qu’il a entendu. Il se détend. Son ventre gargouille. Un pet foireux le souille. Marcel ne l’a pas senti venir. Il faudrait vraiment qu’il aille aux toilettes. Elles sont occupées. À ses côtés Bernadette est figée. Marcel observe deux jeunes filles qui tapent frénétiquement sur le clavier de leur téléphone portable. Il songe que c’est idiot. Il n’y a pas de réseau à cette altitude. À moins qu’elles ne soient en train de jouer, bien sûr. Il n’a jamais compris l’intérêt de jouer sur un téléphone. Maintenant, peut-être…

0:17:26. La puanteur monte de son fond de culotte. Il tire sur ses genoux la couverture pour contenir l’odeur. Il étend les jambes. Peut-être devrait-il enfiler ses chaussures s’il avait l’opportunité d’aller aux toilettes ? Il faut d’abord que le commandant de bord remette les gaz. Les gaz. Marcel éclate d’un rire nerveux. Bernadette le dévisage.
— Qu’y a-t-il de drôle ?
— Les gaz ! Ça pue.
Il rit encore.

0:17:39. Bernadette presse si fort la main de Marcel qu’il en grimace. Il n’arrive pas à penser. Bernadette l’interroge.
— On va mourir ?
— Oui. Mourir.

0:17:46. Les larmes coulent le long des joues de Marcel. Les cris dans le cockpit sont insupportables. Il a envie de se lever, de hurler que tout n’est pas fini, qu’il faut profiter des derniers instants, que chaque respiration est un bonheur, que… La puanteur de son froc le contraint à rester assis. Quand l’avion aura repris de l’altitude, il ira avec la couverture en pagne jusqu’aux toilettes se laver et se changer ; il a de quoi dans sa valise cabine. Là, il ne serait pas sérieux d’ouvrir les coffres à bagages.
Bernadette crie à son tour. Marcel lâche son bras, se tourne vers elle et place ses deux mains autour de son cou. Il serre. Elle se tait.

01:17:54 : Le choc est tel que personne n’entend le bruit qui lui succède à quelques dixièmes de secondes, à part cinq passagers qui y survivent. Vissés à leur siège, les deux encore conscients voient l’eau de l’océan frapper les hublots du morceau de carlingue qui ne s’est pas désagrégé.
Marcel n’en est pas. Il est mort au moment de l’impact. Le souffle a arrêté son cœur. Net.

01:19:22 : Les cinq rescapés se noient.

Fin.
Pas de prochain épisode.


Cy Jung, 4 septembre 2017®.

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[*Madame, monsieur ; le commandant de bord vous parle. Notre avion a perdu de l’altitude. Nous allons atteindre un palier où je remettrai les gaz sans risque. Je vous demande de rester calmes et de suivre les consignes du personnel de bord. Que Dieu nous protège. [Traduit par Google, NdCy].



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Rappel

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