Les plaisirs de Cy Jung

Un an de lectures numériques (été 2016 – été 2017)



Cy Jung — Un an de lectures numériques (été 2016 – été 2017)

Cy Jung a initié en août 2016 de vous présenter une fois l’an ses lectures numériques de l’année (ici). Voici la livraison 2016-2017, un peu moins fournie tant le judo a occupé son temps en cette saison riche d’aboutissements () et de nouveaux défis.

Cy Jung — Moussa Konaté, L'affaire des coupeurs de tête Cy Jung — Léonora Miano, Aubes écarlates Cy Jung — Les Pêcheurs de Chigozie ObiomaAprès avoir hésité à lire La Bible qu’elle se garde sous le coude en cas de séjour en prison, Cy Jung a commencé cet été 2016 par un polar fort réjouissant de Moussa Konaté, L’affaire des coupeurs de tête ; on pourrait étrangement y trouver argument à la diffusion de clichés racistes ; un choix de l’auteur ? Beaucoup moins amusantes, les magnifiques Aubes écarlates de Léonora Miano, sont plus difficiles (en termes d’émotion) à lire que L’aube du jour qui vient ; l’idée que ce roman pose d’un mémorial à la traite est essentielle ; et tant d’autres choses encore. À suivre, un roman initiatique, Les Pêcheurs de Chigozie Obioma avec ces vies d’enfants qui basculent, comme si le destin était plus fort que les choix que l’on fait.

Cy Jung — Illska, de Eiríkur Örn Norđdahl Cy Jung — Classe, genre, race et anarchisme, Regard noir Cy Jung — Hugo Les misérablesUn roman totalement incroyable a pris la suite de ces lectures, Illska, de Eiríkur Örn Norđdahl, un roman à destin et à engagement dont la première partie, surtout, a étrangement accompagné la visite de Cy Jung au camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau dont vous trouverez des échos lala. Après ça, Comos, de Michel Onfray lui est tombé des mais après à peine soixante-six pages de pensée réactionnaire et de tarte à la crème. Dispensable (il n’aura même pas sa vignette) ! Fort heureusement, un petit opus Classe, genre, race et anarchisme publié en français par le groupe Regard noir et dont Cy Jung a pu disposer en pdf, l’a remise en selle vers une pensée politique intelligente et révolutionnaire dont le tome 3 des Misérables, de Victor Hugo, ne s’est finalement pas départi avec en prime un suspens insupportable. Il a, comme les deux autres tomes, son article dans le LexCy(que) lalala.

Cy Jung — L'autre qu'on adorait, de Catherine Cusset Cy Jung — Haiti noir Cy Jung — Dans le jardin de l'ogre, Leïla Slimani Cy Jung — Leïla Slimani Chanson douce Cy Jung — Babylone de Yasmina RezaOn change totalement de registre avec les romans suivants. Deux d’abord, qui n’ont pas convaincu Cy Jung, L’autre qu’on adorait, de Catherine Cusset (que de poncifs sur la souffrance spychique et le suicide !), et un recueil de nouvelles fort ennuyeux, Haïti noir, sous la direction d’Edwidge Danticat. Fort heureusement, les prix littéraires de l’année sont venus sauver l’honneur de la littérature ! Cy Jung a eu envie de lire le Goncourt de Leïla Slimani ; en attendant qu’il soit disponible sur le portail numérique de la Ville, elle a lu Dans le jardin de l’ogre et découvert la très belle écriture de Leïla Slimani que Chanson douce a évidemment confirmé. À côté, Babylone de Yasmina Reza est agréable à lire mais sans plus ; la comparaison était difficile.

Cy Jung — Tout peut changer de Naomi Klein Cy Jung — Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie Cy Jung — Proust, La recherchePour clore cette année de lecture, un essai très décevant (et ennuyeux) eu égard à la réputation de son auteure, Tout peut changer de Naomi Klein, le par contre délicieux et redoutable Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie et enfin le tome 2 de La Recherche du temps perdu, Marcel Proust, bien sûr, À l’ombre des jeunes filles en fleur qui provoque chez Cy Jung un ennui très étrange parce qu’il lui est tout à fait agréable et addictif.

Cy Jung — Le Point, La pensée noirePour compléter ces lectures numériques, Cy Jung a utilisé le téléagrandisseur de la médiathèque Margueritte Yourcenar pour lire avec intérêt (et parfois frustration, prix sans doute de la vulgarisation et au choix de la concision) un hors-série du Point sur « La Pensée noire ».
Le téléagrandisseur, c’est moins confortable que le numérique, mais ça dépanne bien quand le numérique n’existe pas.

Le portail numérique des Bibliothèques de la Ville de Paris est lalère. Il est devenu un peu plus accessible aux déficients visuels (pas génial non plus !) mais, une fois le livre chargé, c’est le bonheur (hormis le fait que l’on ne peut récupérer de courtes citations) !

Information publiée le vendredi 25 août 2017.

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