LexCy(que)

De devant un prénom (élision)



Cy Jung — LexCy(que) : De devant un prénom (élision)

Ma phrase [*] : la voix de Hervé m’a ramenée dans l’exercice, calme, sereine, amicale.

Dans un mail Daniel m’écrit : « Tu écris la voix de Hervé ; je me demande s’il ne faut pas écrire la voix d’Hervé à moins que l’on ne puisse pas mettre un d’ devant un prénom ? »

C’est une très bonne question Daniel, je me la pose chaque décade quand je dois choisir en « d’Isabelle » et « de Isabelle » et tant d’autres fois ! Je n’ai pas vraiment la réponse, je remarque juste que je n’arrive pas à écrire « d’Isabelle » ou « d’Hervé ». Ta question me permet de chercher la réponse.
Où ? C’est bien le souci. Les articles sur « de » du Grevisse sont trop nombreux pour que je trouve le bon dans la table des matières (c’est là que je regrette la version numérique, trop chère pour l’usage que j’en ai)…

Je pose la question à mon navigateur « de élision devant un nom propre » et, miracle, la réponse apparaît aussitôt en provenance du Canada, un pays qui me veut du bien ces temps-ci, « Élision devant un nom propre ».
Je cite : « On fait normalement l’élision devant un nom propre s’il commence par une voyelle ou un h muet. C’est donc la même règle que celle qui s’applique pour les noms communs. Cela dit, il y a dans l’usage une tendance à ne pas faire l’élision devant un nom propre de personne s’il est court ou s’il a une consonance étrangère (par exemple, le poste que Yves occupe, le fils de Anouk). »
Ouf ! Hervé et Isabelle sont des prénoms courts… mais je dois avouer que j’aurais écrit « de Anne-Marie » au contraire des exemples de l’article que je vous invite à consulter en intégralité, ici.

Je trouve la même explication dans un article des Enquêtes linguistiques de Druide (), l’éditeur d’Antidote (de Antidote ?), Antidote qui n’a jamais considéré comme fautives mes élisions. Il est néanmoins sévère car il indique « Cette tendance n’est pas à encourager »… Puisque c’est comme ça, je l’interroge dans la foulée sur le fait de savoir si cela s’applique aussi à « que », « puisque » et j’en passe ! Je teste une phrase « Puisqu’Isabelle est en vélo, j’y vais à pied. » et je rigole. Antidote me répond : « Vos réglages demandent l’élision de puisque seulement devant « un(e) », « il(s) », « elle(s) », « on », « en » et « ainsi ». »
J’ai fait ça, moi ?
Dont acte. Je ne ferai pas l’élision devant les prénoms.


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[*Phrase extraite de « Anniv’ @26 », 23 juin 2016.


Information publiée le mercredi 15 février 2017.

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