[e-criture]

[#38] La maman qui trouve des solutions (V-01)



Cy Jung — [e-criture] [#38] La maman qui trouve des solutions (...)

[Le prétexte] Une femme traverse avec ses trois filles le jardin du Luxembourg. Je marche quelques mètres derrière elles. La plus petite veut monter sur le marchepied de sa poussette sans y arriver ; elle chouine.
La maman s’arrête, explique à sa fille que sans débarrasser les poignées de la poussette des sacs qui y sont suspendus, elle ne pourra jamais monter. Elle les retire et les pose sur le siège ; la petite fille prend place sur le marchepied. Et sa maman de conclure.
— Il y a toujours une solution. Il faut juste la chercher.


Petit rappel liminaire

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[La nouvelle]
Eunice regarde l’heure à la pendule de la cuisine. Camille a une réunion ce soir mais elle ne devrait pas tarder. Le dîner sera prêt quand elle arrivera. Cela leur fera du bien, une bonne soupe de légumes maison. Il fait si froid dehors.
Eunice sort du placard la boîte isotherme qu’elle réserve à Bachir. Elle y met des macaronis qu’elle a fait cuire à part et y verse de la soupe qu’elle n’a pas encore moulinée. Elle sait que c’est comme cela qu’il l’aime et, avec les pâtes ajoutées, cela le nourrit mieux. Elle l’espère. Elle choisit une belle pomme et un petit paquet de biscuits. Cela ne constitue pas complètement un dîner, surtout pour un homme qui dort dehors. Que peut-elle faire de plus ? Lui trouver un gîte ?
— C’est dur d’habiter dans la rue, lui avait-elle dit ce jour où ils s’étaient parlé la première fois [*]. Voulez-vous que je cherche une association qui vous aiderait ?
— Non, je guette ma mère. C’est sûr, elle va venir.
Eunice ne l’a jamais vue venir ; Bachir non plus. Lorsque le thermomètre baisse, elle lui apporte de la soupe ; du thé si elle n’en a pas. Le reste du temps, elle dépose près de son abri au retour de ses courses des fruits frais, un peu d’épicerie, du pain. Quand ils se croisent — ce qui n’est pas si fréquent —, il la remercie toujours. Parfois, elle trouve un bouquet de fleurs des champs ou des petites poupées fabriquées avec des végétaux accrochés à la poignée de la porte arrière de la salle de sport ; elle sait que le cadeau vient de lui.
Petit à petit, ils se sont attachés l’un à l’autre. Freddy aussi en prend soin. À l’instar de son associée, il lui apporte un café les matins où il est de permanence et lui ouvre une douche avant que la clientèle n’arrive. Il n’y a que Camille qui émet quelques réserves : Bachir lui fait un peu peur ; c’est idiot, elle le sait, mais c’est comme ça. Cela ne l’empêche pas de poser un bonbon sur son duvet quand il n’y est pas. Bachir a vite compris que c’est elle. Cela le touche. Ces personnes sont si gentilles avec lui. Leurs attentions, au-delà des aspects alimentaires et matériels, le réchauffent. Et ce soir, il a sacrément besoin d’être réchauffé !
L’hiver n’a pas été très rude et le moindre coup de froid n’en est que plus pénible. Il guette le grincement de la porte arrière par laquelle Eunice va se glisser pour lui déposer une soupe ou un thé. Il espère que ce sera une soupe. Il se sent si peu de forces. Sa pile de couvertures ne suffit pas à la protéger de l’humidité glacée. Ses membres sont gourds. Il sait qu’il doit les bouger dans le duvet. Il ne peut pas.

Eunice éteint le radio-réveil. Elle passe le bras par-dessus le corps à moitié assoupi de Camille. Un grognement lui répond. Eunice la fait rouler contre elle tout en délicatesse. Camille se calfeutre dans ses bras. Eunice pose un baiser sur son front.
— Bien dormi ?
— J’ai fait un cauchemar.
— Quel genre ?
— Je ne sais pas, une angoisse ; comme si un malheur allait arriver.
Eunice la serre plus fort contre elle. Elles ont eu leur lot de drames, ces temps-ci, et cela ne les prémunit en rien de subir de nouveaux désagréments. Faut-il croire aux rêves prémonitoires ou aux sensations que les événements rendent rétrospectivement valides ? Eunice connaît assez les Esprits et les Ancêtres pour savoir qu’ils ne dérangent jamais un songe sans raison. Elle resterait volontiers au chaud du lit avec Camille, pas impatiente de découvrir la cruauté du jour. Il aura aussi son lot d’indulgence et de charité. Gageons que ces dernières seront les plus fortes.
— Une envie particulière pour le petit-déjeuner ? glisse-t-elle à l’oreille de Camille.
— Toi…
Un baiser s’en ensuit.
— Tu n’as pas école ce matin ?
Camille frémit. Bien sûr qu’elle a école, et plutôt deux fois qu’une.
— Je reçois un stagiaire. Je dois y être tôt.
— Allez zouh ! Sous la douche ; je m’occupe du thé.
Eunice ne lui laisse pas le temps de protester. Elle sort du lit, attache sa prothèse, enfile un survêtement et se rend dans la cuisine. Camille reste allongée. Eunice ne s’en émeut pas ; elle sait qu’elle va se lever, surtout si elle la laisse tranquille quelques minutes. Il n’en faut pas plus à Camille pour la rejoindre un petit baiser d’avant la douche en bouche alors que l’eau du thé commence à bouillir.
— Il reste du pain à la cannelle ?
Eunice opine. Elle en prend deux tranches dans le congélateur et les pose dans la fente du grille-pain. Elle prépare une banane, une orange, sort deux yaourts, du beurre à la fleur de sel et un pot contenant un assortiment de graines et de fruits secs. Tout y est. Camille la rejoint rapidement. Eunice actionne le grille-pain. Camille l’embrasse encore. Elles petit-déjeunent des caresses plein les mains et des mots d’amour qui fusent entre deux bouchées.
— Je rentrerai directement après la classe.
— Mes cours commencent à 18 heures.
— Ce qui nous laisse…
Camille ne finit pas sa phrase ; c’est inutile ; leurs pupilles disent le reste et un baiser appuyé scelle le rendez-vous avant que Camille ne file rejoindre son école sans s’attarder. Eunice range la cuisine, prend à son tour une douche, enfile une tenue de sport et descend dans la salle installer le nécessaire pour l’ouverture au public. Les premiers adeptes de la gym sur tapis et appareils ne devraient pas tarder. Pendant que la machine prépare le café de Bachir, elle allume l’ordinateur du bureau de l’entrée, quelques lumières et ouvre le store. Elle fait le tour du bâtiment le café fumant en main.
Elle arrive à quelques mètres de l’abri. Un détail l’arrête. La pomme et le paquet de biscuits sont toujours à côté de la boîte isotherme. Y aurait-il un problème ? Avant de se brûler les doigts, Eunice pose le café contre le mur. Elle soulève la boîte ; elle est pleine. Eunice fronce les sourcils. Elle s’avance avec prudence. Sous l’auvent tendu à quelques dizaines de centimètres du sol — Bachir n’a jamais voulu de tente —, le corps de l’homme se dessine à peine sous l’amas de couvertures et de protections qui entourent le duvet. Sa tête est enfouie à l’intérieur de son couchage. Eunice s’accroupit.
— Bonjour Bachir ? Vous allez bien ?
Aucune sorte de réponse ne lui parvient.
— Bachir ? Répondez-moi.
Elle a parlé plus fort.
— Bachir ?
Cette fois, elle pose sa main sur ce qui lui semble une épaule.
— Bachir ? C’est Eunice ; j’ai votre café. Ça va ?
Aucun mot. Aucun mouvement. Eunice craint la suite. Elle doit agir, surtout ne pas penser, agir. Elle soulève le plastique, une couverture, une sorte de tapis, une couverture encore. Le duvet apparaît, l’homme toujours pas mais le dessin de son corps est plus précis. Il est à plat ventre, capuche du duvet rabattu sur la tête. Un mélange de remugle et d’odeur de transpiration l’arrête une seconde. Agir. Eunice pose la main sur le duvet toujours à l’endroit de l’épaule. Elle secoue très doucement.
— Bachir ? Répondez-moi ! C’est Eunice.
Rien ne se passe. Elle sent les larmes monter. À deux mains, elle retourne avec précaution l’homme. Son visage apparaît livide coiffé d’un bonnet et entouré du duvet. Ses paupières sont baissées, sa bouche à peine entr’ouverte. Il est figé. Eunice pose aussitôt la main sur son front. Il est glacé. Elle se penche vers son nez et porte sa joue au plus près. Aucun souffle ne caresse sa peau.
— Bachir !
C’est un sanglot.
Aussitôt, les gestes d’Eunice s’accélèrent. Elle tire d’un coup sec sur le Scratch qui ferme le sac de couchage, descend la fermeture Éclair. Bachir est habillé de vêtements chauds. Il demeure immobile. Eunice porte ses doigts à sa carotide. Elle ne sent pas le sang affluer. Ses mains accélèrent encore. Elle ouvre sa veste, pose son oreille sur son cœur, cherche une trace de chaleur directement sur sa peau. Pas un souffle. Pas un battement. Une chair désespérément froide.
Eunice tombe à genoux. Elle remet en ordre les vêtements qu’elle a soulevés et rabat les pans de la veste. Les larmes coulent sur ces joues. Elle ouvre les épaules, offre ses paumes au jour qui se lève. Elle prononce des mots que personne ne pourrait comprendre. Elle invoque les Ancêtres pour qu’ils prennent soin de l’esprit de Bachir, un homme qui a vécu dans le plus total dénuement, un homme fier que la République a privé de son père sans jamais s’en excuser, un homme seul, un homme abandonné, un homme qui est mort cette nuit au coin d’une rue de Paris. Si au moins il avait pu manger sa soupe ! Si au moins Eunice l’avait secoué hier soir ! Si au moins…
Avant que la culpabilité ne fasse son chemin, Eunice se concentre quelques minutes encore sur sa prière. Elle referme doucement le linceul, recouvre le visage de Bachir de l’une des couvertures. Elle se relève enfin, ramasse d’un geste instinctif la boîte isotherme, la pomme et le paquet de biscuits. Elle oublie le café contre le mur. Quand les pompiers arrivent, il est encore tiède. Tout le monde s’en moque, de ce café ! Autant que de cet homme mort cette nuit ? Davantage, ce qui n’est pas peu dire. La police vient à son tour. Le décès est constaté. Le corps de Bachir est emporté. Les services de la propreté sont prévenus afin qu’ils effacent au plus vite de ce trottoir toute trace de la vie de cet homme.
Eunice dit à l’OPJ présent ce qu’elle sait, demande à ce qu’on lui donne les informations pour organiser les obsèques. Elle s’oppose à une incinération. L’officier note, pose quelques questions supplémentaires, s’inquiète de la famille du défunt. Eunice explique qu’il attendait sa mère mais qu’elle ignore si celle-ci existe vraiment. Cette étape de la procédure tire à sa fin. Eunice sera convoquée, sans doute demain, ou le jour d’après, pour signer sa déposition. Elle doit se rapprocher de la morgue pour les détails pratiques. L’OPJ referme son calepin. Il donne une tape amicale à Eunice.
— Vous l’aidiez ?
— Nous étions quelques-uns.
— J’ai vu le café qui refroidissait contre le mur. Vous avez fait ce que vous pouviez.
— Vous croyez ?
— J’en ramasse beaucoup des hommes comme lui. Des femmes aussi. Trop. Tous n’ont pas quelqu’un qui apporte un café.
— Merci.
Eunice lui tend une main chaleureuse. Il lui sourit et rejoint son véhicule. Tous s’en vont. Le service de la propreté prend le relais. Eunice les laisse faire. Elle est comme épuisée, vidée, blette. Dans la salle de sport, les habitués du matin ont pris place sur les appareils. Eunice les regarde s’activer. Cela lui fait du bien que ces personnes soient là. Elle retourne dans le bureau, s’assoit devant l’ordinateur, attrape la souris et se lance dans la lecture de ses mails sans se soucier des larmes qui éclaboussent une par une le clavier.

Camille serre très fort la main d’Eunice. Freddy est là aussi, avec une doudoune rose et un bonnet assorti. Un pâle soleil filtre dans la brume. D’une enceinte Bluetooth reliée à un smartphone sort la voix de Dalida.

« Soleil soleil
« Je suis née dans tes bras
« Soleil soleil
« Soleil ne m’oublie pas (…). »

C’est Freddy qui a choisi la musique. Ils sont venus en métro, puis ont pris le tram. Ils ont marché longtemps derrière le corbillard dans l’enceinte du cimetière de Thiais. On leur a proposé à l’entrée un véhicule électrique. Ils ont préféré y aller à pied. Les hommes des pompes funèbres ont sorti le cercueil du fourgon. Ils l’ont descendu dans la fosse et ont laissé ces trois-là à la mise bien interlope se recueillir.

« Soleil soleil
« J’irai où tu iras
« Fais-moi soleil tout ce que tu voudras (…). »

La chanson tire à sa fin. Elle s’arrête. Eunice lâche la main de Camille. Elle se lance dans un petit rituel dont ils ne se mêlent pas puis revient vers eux. Ils s’étreignent une longue minute. Chacun envoie des baisers sur le cercueil de Bachir. Camille sort de sa poche des pétales de rose qui se répandent sur le bois verni. C’est fini. Ils vont saluer les employés des pompes funèbres et prennent le chemin du retour. Eunice essuie ses yeux. Camille et Freddy l’attrapent chacun par le coude.
— On ne pouvait rien faire de plus.
— Tu es sûr Freddy ?
— J’ai beaucoup parlé avec lui. Il attendait sa mère. Il n’aurait pas voulu être ailleurs.
— Mais tu connais son histoire ! Pourquoi rien n’a-t-il pu arrêter l’engrenage ?
— Je ne sais pas, Eunice. Je ne sais pas.
Un nouveau silence les enveloppe. Il est plus grave que triste cette fois. Un vent de colère fait tourner quelques feuilles mortes autour d’eux. Une corneille se campe au milieu du chemin comme pour les empêcher de passer. Ils s’arrêtent. Elle graille. Camille a un mouvement de recul. Eunice caresse sa main pour la rassurer. Elle sourit à l’oiseau.
— Qu’est-ce que tu nous dis, Corneille ?
— Croâ, croâ, tac. Tac ! Croâ. Tac.
— Ça marche Corneille. On va faire ça.
Eunice lâche le bras de ses deux amis. Elle pose un genou à terre et salue le messager. Il fait trois petits bonds sur lui-même puis dodeline pour s’enfoncer dans un fourré. Il se tourne vers eux une dernière fois.
— Croâ. Tac.
Eunice opine avec solennité. Elle se remet debout. Elle reforme la chaîne en attrapant les bras de ses amis. Un rayon de lumière apparaît ; il leur montre la route à suivre.

« Soleil soleil
« Je suis née dans tes bras
« Soleil soleil
« Soleil ne m’oublie pas (…). »


Cy Jung, 8 avril 2016®.

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[*Cette nouvelle fait écho à une autre nouvelle en [e-criture] « [#29] L’adolescente qui jongle avec les lignes (V-01) », ici.



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