Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 5e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 5e dimanche du temps ordinaireVous vous souvenez du prophète Isaïe ? Mais si, on en a parlé il n’y a pas si longtemps, cette question sur la manière dont une jeune mariée pourrait faire la joie de son mari. Vous séchez toujours ? Ce n’est pas grave ; ce n’est pas le sujet. Aujourd’hui, notre cher prophète nous révèle la métaphore du fooot si chère à Petit Mouton qu’il s’en invite sur la Plaque de la Cocotte enchantée tant elle fait un joli terrain de jeu.
Isaïe donc. Il entre dans le temple. L’impureté de ses péchés fait obstacle à la présence de Dieu. Un séraphin cautérise ses lèvres au charbon ardent (ouille !) et le voici aussi pur que Petit Mouton.

« J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait :
« Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? »
« Et j’ai répondu :
« Me voici : envoie-moi ! »

Et voilà comment l’on se transforme en ballon de fooot ! Mais pas n’importe quel ballon, de ces ballons qui ne souffrent pas des coups de boutoir de joueurs avides d’argent, de célébrité et de pouvoir. Non ! Un ballon d’amour, un ballon de joie, un qui explose de félicité à chaque passe, un qui pétille d’allégresse, un qui ne laisse jamais personne sur la touche, un qui pardonne les fautes et transforme le penalty en récompense collective, le ballon de Petit Mouton qui dit que le fooot est ce partage unique qui nous porte à ce que nous avons de plus précieux, sourire.
N’êtes-vous pas déjà sous le charme de ce ballon-là, avec cette question, incontournable : où est donc ce temple où des séraphins cautérisent nos plaies pour nous donner accès à l’amour ? Car il faut bien le reconnaître ; quand nos cœurs saignent, le flot alimente plus volontiers la ran(ce)cœur que le pardon, la douleur nous fait oublier que notre salut vaut remise en jeu. La Cocotte, elle, n’hésite pas à faire des passes arrière quand la Tisanière le réclame, toujours prête à abandonner au Chaudron et à la Bassine à confiture sa vindicte au vu du peu d’enjeux personnels avant de reprendre son Fait-tout pour engager une nouvelle partie avec Dieu.
Quel joli jeu de jambes et d’esquive ! Le temple serait donc en la cuisine de la Cocotte ? « Envoie-moi ! » dit encore Isaïe, notre ballon d’amour et de joie. On ouvre les bras. On l’attrape ?
À plus !

Information publiée le dimanche 7 février 2016.

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