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[La Cocotte enchantée] Dimanche de la Sainte Famille



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] Dimanche de la Sainte FamilleAprès Capri, Noël, c’est fini ?
Quelle vision édulcorée de la Nativité que voilà ! Noël, on n’en finit jamais même si on le voulait. Regardez ce dimanche, la Sainte Famille déjà attaque, le Père, le Fils, l’amant, la mère, le cocu. Inutile de se demander pourquoi cela castagne dans les foyers. Tout y est. Et cela sera comme ça toute l’année, des querelles, des mensonges, des pressions, des chantages avec soi-disant l’amour en toile de fond. L’amour ? Ou le désir de puissance ?
Vous voulez une preuve ? L’Évangile du jour, version raccourcie.

« Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
« Quand il eut douze ans, (…) le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. (…)
« C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, (…)
« En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
« Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
« Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.  » (Lc 2, 41-52)

Comment en effet comprendre un tel affront de l’enfant à Joseph, renier son père, ainsi, à 12 ans ? Que lui avait-il fait ? Ou pas ? Est-ce cela l’amour au sein de la Sainte Famille, un amour qui renie, un amour qui dénature, un amour que personne n’entend ? On nous dira que le Père vaut le père, comme s’il suffisait d’une majuscule pour être Dieu, comme si posséder l’enfant était plus fort que l’aimer. Foutaises !
Haro donc sur la famille, sainte ou pas. Haro sur Noël et sa litanie de faux-semblant, de faux-fuyants, et de porte à faux ! Brisons nos chaînes ! Jouissons sans entraves ! Les Rois Mages ne vont pas tarder ; la Samaritaine et la horde des Marie ne sont pas loin. Pressons-nous ! Il y en aura pour tout le monde, du cuir, du vécu, des gros seins, des gros culs ! Youpi ! C’est la fête. On nique l’amer et on jouit entre l’âne et le bœuf, dans l’auge. Jouir dans l’auge. N’est-ce pas cela le bonheur ?
On va s’abstenir de poser la question à la Cocotte enchantée, non pas que l’on craigne sa réponse mais plutôt son ahurissement devant la question elle qui a passé sa semaine accrochée à sa Broche par crainte de rater le cri primal à trop user le fond de la Cassolette. La foi, la joie, elle sait en faire tout un Plat surtout quand le Diable n’y est pas.
Et à part ça ?
Noël, c’est fini. Pour preuve ? On jouit.
À plus !

Information publiée le dimanche 27 décembre 2015.

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