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[La Cocotte enchantée] 28e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung - [La Cocotte enchantée] 28e dimanche du temps ordinaireCe n’est pas encore Noël ? Cela traîne, pourtant, ces semaines du temps ordinaire alors que dans les supermarchés, on a pu voir des calendriers de l’Avent, des bonbons au chocolat et des gâteaux venus d’Outre-Rhin. Eh bien ! non ; Noël est encore loin. La Toussaint n’a pas même eu lieu. Que devons-nous alors penser de ces denrées en libre-service qui ont plus de deux mois d’avance sur le calendrier ?
Que justement, elles sont en libre-service !
C’est-à-dire ?
Que Dieu et la vie éternelle se méritent un peu plus qu’une boîte où les chocolats brillent comme des pépites d’or puisque justement, il s’agit en ce dimanche de renoncer aux richesses ainsi que Jésus le dit à cet homme venu à lui les mains chargées de « grands biens ».

« Une seule chose te manque :
« va, vends ce que tu as
« et donne-le aux pauvres ;
« alors tu auras un trésor au ciel.
« Puis viens, suis-moi. » (Mc 10, 17-30)

Ce culte de la pauvreté, à force, peut lasser, surtout chez ceux qui n’ont rien. Car les riches que Jésus vise, eux, ils s’en moquent un peu de la vie éternelle tant la vie ici-bas leur est douce et prospère. Et puis, s’ils donnent leurs richesses aux pauvres, les pauvres vont devenir riches et devoir donner à leur tour…
C’est bien compliqué toutes ces affaires et l’on aimerait bien que la Cocotte enchantée nous aide à décrypter ces Écritures pour savoir si, véritablement, boulotter un escargot praliné noir (miam !) aurait véritablement des incidences sur notre vie spirituelle. Le problème, c’est que la Cocotte est très loin de tout cela. Forcément, elle cuisine à tout va pour lutter contre le dérèglement climatique que l’on retrouve à la fois dans la Gamelle, dans le Wok et dans la Marmite. C’est dire si cela pèse lourd, aussi lourd que ce qui se cache sous le Couvercle et aussi pesant que ce qui se cuit au Four.
Faute de Cocotte disponible, qui reste-t-il ?
— Moi !
Oui Caddie !
— EEEt moooiiiii !
Petit Mouton !
Vous en pensez quoi, alors, de cette histoire de chocolat ?
— On n’achète pas ; plus jamais on ne cède aux sirènes de la société de consommation !
— Cooopaiiiin eeescaaargoooot !
C’est plié. Restent les chrysanthèmes.
Ça se mange en beignet ?
À plus !

Information publiée le dimanche 11 octobre 2015.

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