Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 26e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 26e dimanche du temps ordinaireMais qui est donc Saint Jacques, celui qui s’exprime dans la Bible en des termes… des termes… On ose à peine y croire !

« Vous autres, maintenant, les riches !
« Pleurez, lamentez-vous
« sur les malheurs qui vous attendent. (…)
« Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers
« qui ont moissonné vos champs,
« le voici qui crie,
« et les clameurs des moissonneurs
« sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.
« Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,
« et vous vous êtes rassasiés
« au jour du massacre. (…) » (Jc 5, 1-6)

Il y a tant de Jacques que l’on s’y perd, chacun ayant plusieurs noms. Mais qu’importe ! L’essentiel n’est-il pas que les foudres de Dieu s’abattent sur ceux qui exploitent les plus pauvres ? De quand date l’histoire, déjà ? Une bonne vingtaine de siècles ? On attend… On attend… Dieu semble faillir à cette tâche qu’il s’est lui-même assignée. Aurait-il mieux à faire ? Il ne serait plus Dieu alors, plus le bon en tout cas et, à notre connaissance, il n’en existe pas de mauvais. Que faire ?
On attend… ou l’on n’attend pas ! C’est au choix.
La Cocotte enchantée, elle, bien sûr, trouvera toujours un moyen de nous dire que Dieu n’a pas failli, que ce sont ses disciples qui manquent de courage ou de célérité. Elle n’en manque pas, en tout cas, et c’est à se demander pourquoi Dieu n’en a pas fait son messie des temps modernes. Il en aurait été bien avisé, ce d’autant que l’apôtre Jo est le plus fidèle des compagnons.
On attend, donc. Ou l’on n’attend pas.
Mais rien ne nous autorise à prodiguer le massacre.
Rien n’autorise Dieu non plus.
On est perdue. On s’en remet à la Cocotte qui n’hésite pas à faire tomber un couperet sur le Chaudron et à flinguer la Cafetière ; pour sauver la joie qui grésille dans la Marmite ? La joie ne se sauve pas, il n’est même pas besoin de lui mettre des chaînes pour cela. Il suffit d’un bon coup de Plaque sur la tête et hop ! Elle gît, incapable de ce sursaut qui lui confère son caractère même de joie.
Quelle disgrâce, une joie inerte ! Vite ! Que la Cocotte prenne de l’aspirine ! Que Dieu prenne des forces ! On a tant besoin de recouvrer la joie. Lalala.
À plus !

Information publiée le dimanche 27 septembre 2015.

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