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[La Cocotte enchantée] 24e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 24e dimanche du temps ordinaireFait-on bien de suivre ce temps ordinaire plutôt que d’en tenter un autre qui n’aurait pas le goût du sang dans la bouche, et dans les fesses ? Mais de quoi parle-t-on ? Le temps liturgique serait-il un temps à relents barbares ?

« J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
« et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. » (Is 50, 5-9a)

Le dos, les fesses… Oui, c’est un peu la même chose et force est de constater que dans le temps des Écritures comme dans celui d’aujourd’hui, on s’en prend plein les lombaires, même si l’on nous promet que la rédemption est au bout de l’échine.

« Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
« c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, » (Is ibid.)

Dont acte. Mais n’est-ce pas toujours la même histoire que l’on nous sert ? On pèche ou non, on nous fait violence toujours, et Dieu arrive sur son beau cheval blanc et nous sauve sans jamais juger notre agresseur autrement qu’en l’envoyant se faire paître chez le diable. Est-ce cela justice ? Qu’importe ! C’est cela et puisqu’il nous faut suivre un temps, faisons choix de celui qui offre à nos cœurs un peu de lumière.

« Ne perdez point de vue, au fort de la tempête,
« Ce panache éclatant qui flotte sur ma tête ;
« Vous le verrez toujours au chemin de l’honneur. » (François-Marie Arouet, dit Voltaire, la Henriade, VIII.)

Dieu contre Voltaire ; quand on vous dit que l’histoire se répète sans finalement être si ordinaire si l’on prend le parti non pas de discuter l’existence de Dieu mais sa nature. Notre Cocotte enchantée y succomberait-elle ? Pour l’instant, elle est plutôt engluée dans une rentrée, pour le coup très ordinaire, où elle doit faire face à un surcroît de travail comme si les vacances, en plus d’avoir un coût, devaient avoir un prix, un surcoût en somme.
Elle s’active donc, Crêpière en main, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours aisé pour façonner un ourlet. Est-ce pour cela qu’elle attaque le reste de sa semaine avec une Marmite pleine de bonnes intentions à l’égard de son amie albinos qu’un Couscoussier vient sitôt assombrir ? Et tout cela pour nous faire un Plat de la jeunesse parce que la Friteuse sentirait l’huile rance du Code du travail ?
Revenons à Voltaire, en revisitant la chute. L’écriture nous pardonnera peut-être ce petit réajustement historique.

« Soudain les flots émus de deux profondes mers
« D’un choc impétueux s’élancent dans les airs ;
« La terre au loin gémit, le jour fuit, le ciel gronde,
« Et l’Européen (sic) tremblant craint la chute du monde. » (Voltaire ibid.)

L’écriture ; ne vaut-elle pas finalement plus au singulier que ses déclinaisons plurielles ?
À plus !

Information publiée le dimanche 13 septembre 2015.

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