Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 23e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 23e dimanche du temps ordinaireAurait-on sauté, avec la Cocotte enchantée, quatre dimanches de temps ordinaire ? Il semblerait bien que oui, pour le plus grand bonheur de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste… Oh ! pardon, on se trompe de blogue. La Cocotte, elle, coulait des jours heureux en Vendée avec Rosalie, sa maman et Jo. Est-ce une raison pour oublier Jésus ? Que l’on se rassure, elle est allée à la messe et a fait chaque jour ses prières avec Jo. Et puis, est-il vraiment possible d’oublier Jésus ?
Lui, en tout cas, ne nous oublie pas. Dieu non plus. La preuve ? Il nous accueille aujourd’hui en nous rendant la vue, ce qui va bien avec l’idée que notre regard critique s’affûte. Au contact de Dieu ? Pourquoi pas ? Ce ne peut être pire de le fréquenter Lui que les hommes qui s’en réclament quand cela les arrange, juste après avoir ramassé le corps sans vie d’un enfant sur une plage, par exemple.
Dieu,

« (…) Il vient lui-même et va vous sauver.
« Alors se dessilleront les yeux des aveugles,
« et s’ouvriront les oreilles des sourds.
« Alors le boiteux bondira comme un cerf,
« et la bouche du muet criera de joie ; (…) . » (Is 35, 4-7a)

Voilà. La révolution est en marche, les aveugles, les sourds, les boiteux et les muets prennent le pouvoir sous la houlette d’un Dieu vengeur qui nous dit au passage combien nous passons à côté de notre pouvoir initial de voir, entendre, marcher et parler tant nous aspirons, par facilité et par peur, à nous fondre dans le troupeau, piétiner au milieu des autres, aller dans le même sens, se faire tirer le lait chaque jour et dormir sur deux pattes tant notre pensée est exiguë.

« Le Seigneur délie les enchaînés. » (Ps 145 (146), 6c-7)

Hardi ! Profitons-en, des fois que ce ne soit pas tous les jours, et rejoignons le blogue de notre Cocotte enchantée qui tente une existence exemplaire même si sa Bouilloire remue des eaux paradoxales autant que le Couscoussier roule la petite graine sous les lazzi d’un féminisme tiraillé. Elle fait ce qu’elle peut, notre Cocotte, entre le Diable qui la pousse à la réaction et le Robot cuiseur qui annonce que la vie va changer. Comme en 1981 ?
La mort demeure une peine même si la loi l’a abolie comme telle, et la vie nous dit qu’effectivement, on fait chacun ce que l’on peut, coincés que nous sommes entre nos idéaux et une réalité qui nous renvoie inéluctablement à nos impuissances. Heureusement, Dieu est là, et Jésus « guérissait toute maladie dans le peuple » (Mc 7, 31-37) ; heureusement ?
On préférerait que le peuple se guérisse lui-même mais on en perdrait alors une source inépuisable de métaphores et autres paraboles. Ne serait-ce pas dommage ?
À plus !

Information publiée le dimanche 6 septembre 2015.

Version imprimable de cet article Version imprimable





Chronique précédente / Chronique suivante
Retour à toutes les chroniques



Les vingt derniers articles publiés sur le site de Cy Jung sont ici





Si vous êtes éditeur,
découvrez les manuscrits de Cy Jung
ici.