Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 13e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 13e dimanche du temps ordinaireEt voilà que ce 13e dimanche du temps ordinaire nous fait découvrir que « C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde. » Bigre. Il convient de lire un peu plus de ce passage du Livre de la sagesse (tout un programme !) pour en tirer sens, car s’il suffit d’éliminer le diable pour que la mort n’existe plus, il va nous falloir succomber à toutes ces lois populistes qui visent à le chasser en assommant nos libertés.

« Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
« il a fait de lui une image de sa propre identité.
« C’est par la jalousie du diable
« que la mort est entrée dans le monde ;
« ils en font l’expérience,
« ceux qui prennent parti pour lui. » (Sg 2, 23-24)

Ouf ! On peut continuer à nous indigner contre le traitement purement policier et militaire de ces attentats qui traduisent avant tout la fin d’un certain « ordre mondial », nous indigner contre le traitement purement carcéral de ces crimes et délits qui traduisent avant tout des désordres personnels emprunts de souffrance, nous indigner contre le traitement purement… purement… purement quoi ? Oui, comment « traiter la mort » quand elle est la simple issue de la vie, son écho, sa fin ?
— Nique la mort !
On ne parlait pas de ce genre de traitement Caddie, plus du moyen de l’éradiquer. La Sagesse nous invite à ne pas succomber aux charmes du diable, à ne pas « prendre parti pour lui ». Est-ce à dire que madame Simone avait vendu son âme au félon, elle et tous nos défunts, celles et ceux et hen que l’on aimait, que l’on aime, et qui nous manquent tant ? Qui pourrait croire une chose pareille ? Les ligues de vertu ? Les « catéchumènes de la correctitude » comme d’aucuns aiment à la dire ?
Même pas eux, sans doute, et même pas les pires de pire qu’eux, ceux qui dispensent la mort comme Jésus distribuait les pains. Non, personne ne peut y croire et la Cocotte enchantée, pourtant prompte à sortir son missel, peine à faire passer le chagrin dans la Cafetière pas plus d’ailleurs qu’elle n’arrive à bien digérer les enfants perdus dans la Terrine et les personnes sacrifiées dans la Crêpière. Heureusement, il lui reste la Friteuse pour préparer un bon beignet de comptoir qu’elle oublie très vite pour nous servir dans le Wok la graine qui nourrit le diable.
Le diable, encore. La mort, décidément. La Faucheuse. Elle nous touche cette semaine. Tant qu’elle ne nous prend pas…
À plus !

Information publiée le dimanche 28 juin 2015.

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