Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] Dimanche de la Sainte Trinité



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] Dimanche de la Sainte TrinitéLes voilà tous réunis, le Père, le fils, et l’Esprit Saint pour ne faire qu’un : Dieu. S’est-on d’ailleurs interrogé sur le fait de savoir qui incarne le Moi, le Surmoi et le Ça, dans l’inconscient du divin ? Le coquin, c’est Jésus, pas de doute. Mais celui qui veille, est-ce le Père ou l’Esprit Saint ? En voilà une question pour les psychanalystes, que nous leur laissons. La Cocotte enchantée n’aime pas tant que l’on parsème sa foi de la parole freudienne et ni des écrit(ture)s lacaniennes. Y verrait-elle une concurrence ? Bien sûr que oui.
Revenons à la messe du jour qui viendrait nous dire qui est Dieu. Ce n’est tout de même pas une mince affaire, une révélation pareille, car cela peut nous amener à considérer que Dieu existe là où chacun sait que l’on n’a jamais prouvé son existence, ni son inexistence… Concentrons-nous. Dieu se constitue donc par l’union du Père, du Fils et de l’Esprit Saint ce dont Paul nous éclaire, une fois encore, en un passage un peu long mais nécessaire.

« (…) vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
« et c’est en lui que nous crions « Abba ! »,
« c’est-à-dire : Père !
« C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit
« que nous sommes enfants de Dieu.
« Puisque nous sommes ses enfants,
« nous sommes aussi ses héritiers :
« héritiers de Dieu,
« héritiers avec le Christ,
« si du moins nous souffrons avec lui
« pour être avec lui dans la gloire. » [Rm 8, 14-17]

C’est ainsi l’Esprit Saint qui fait Dieu dont nous sommes les enfants à l’instar de Jésus. Dieu existe avant toute chose à travers nous, nous qui « souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire ». Si l’on poursuit le raisonnement, la conclusion s’impose : Dieu, c’est nous. Dieux, c’est vous. Et ceci parce que c’était Lui, parce que c’était nous.
Limpide, non ? Ne protestez pas.
La Cocotte enchantée, enfin revenue de tous ses voyages, ne partagerait pas forcément cette analyse mais ne pourrait se départir d’incarner Dieu, l’amour. Oui, cela est indiscutable, nous incarnons l’amour, tous, et qu’importe qu’il se nomme Dieu ou Josette tant qu’il ne se vêt pas des oripeaux du mariage. Ah ! le mariage : la Cocotte s’en repaît dans son Four tant elle se régale de passer le Riquiqui et ses semblables à la Cassolette sans négliger d’assaisonner le Couscoussier.
Quelle énergie ! C’est connu, les voyages forment la jeunesse autant que partir, c’est mourir un peu. La Cocotte est revenue, la Sainte Trinité incarne l’amour et nous sommes Dieu. Que demande le peuple ? De la brioche, bien sûr.
À plus !

Information publiée le dimanche 31 mai 2015.

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