Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 2e dimanche de Pâques



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 2e dimanche de PâquesCarême et Pâques sont passés. On fait quoi, maintenant ? Du macramé ? Il n’est pas dit que cela facilite le long chemin vers la postérité que suit actuellement Jésus. Pourvu qu’il ne fasse pas comme ces pauvres soldats de la Seconde Guerre mondiale parachutés « Un pont trop loin » ! Ah ! l’histoire… qui ne tient qu’à une pile, atomique ou de pont ; on ne fait plus guère la différence aujourd’hui, comme après la Résurrection, nous disent les Écritures : « Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35) ce que l’on peut traduire laïcardement (sic) par « Tout est en nous et réciproquement. ».

«  La multitude de ceux qui étaient devenus croyants
« avait un seul cœur et une seule âme ;
« et personne ne disait
« que ses biens lui appartenaient en propre,
« mais ils avaient tout en commun. »

Ça, c’est pour l’idéal communiste de Rosalie, la communauté des biens. Pour ce qui concerne la foi de la Cocotte enchantée, on pourrait résumer en disant que le bien commun (singulier, cette fois) est la souffrance de la condition humaine et l’amour qui s’en ensuit. Son amie albinos, elle, évoquerait plutôt une communauté de destin avec l’idée que ce bien commun est avant tout du bien (l’opposé du mâle) que l’on peut partager entre deux lignes de code. Et Josette, elle en dirait quoi ? Josette ? Qui est Josette ? Elle apparaît au milieu d’un gâteau au chocolat telle la Vierge à Marie-Bernarde et…
— Pilipi-piou-Hi hi !-piou-piou !
Jo ! Un peu de discrétion. Toi aussi tu fais partie du patrimoine commun de l’humanité : amour, graines et sagacité ! N’en profite pas pour balancer. Cela colle mal aux biens en commun, pardon, au bien commun tant partager le bien semble parfois plus simple que de partager les biens, ce qui en dit long sur notre capacité à penser le monde autrement. Allez ! on se ressaisit. L’amour est au bord du ghetto et la Cocotte enchantée nous propose une semaine où elle ne néglige pas sa peine pour tirer le bon grain de l’ivraie.
Au Diable le gigot et vive les paupiettes, chante-t-elle avec Petit Mouton dès le tombeau ouvert. N’est-ce pas de bon augure pour que notre avenir soit aussi radieux qu’un sourire de belle qui rôtit à la Sauteuse ? Cela l’est, du Couscoussier d’Orient (quel cliché !) au Wok du Morvan (c’est moins courant) tant cela sent bon les vacances et donne au Four un inégalable souffle de légèreté.
C’est osé ! La Cocotte l’a fait.
À plus !

Information publiée le dimanche 12 avril 2015.

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