Blogue — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 2e dimanche de Carême



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 2e dimanche de CarêmeIl n’est pas toujours aisé de se sentir inspiré par les lectures du jour tant la Bible délivre des messages parfois (souvent ?) assez abscons. Volonté délibérée de noyer le croyant ou conséquence directe de la formation historique des Écritures ? Sans doute un peu des deux ce qui, on s’en doute, n’effraie pas la Cocotte enchantée qui jongle avec la parole de Dieu comme le Premier ministre joue du 49.3, à cette nuance que la magie de la Cocotte n’est en rien empreinte de perfidie.
Que retenir donc, de ce deuxième dimanche de Carême ? Qu’il est beaucoup question de sacrifice, toujours et encore, Abraham étant prêt à immoler son fils (Gn 22, 1-2.9-13.15-18), fils sauvé in extremis par Dieu qui lui, n’hésite pas à ne pas épargner le sien (Rm 8, 31b-34) avant de le ressusciter, de l’asseoir à sa droite, qu’« Il intercède pour nous ». Du sacrifice naîtrait donc l’intercession ? Tout s’explique ! La souffrance que l’on s’inflige, par exemple : à sacrifier le bonheur, n’a-t-on pas une chance de le voir ressurgir ?
Il faudrait que Dieu existe, pour cela, Dieu ou tout autre puissance capable de réceptionner ce don intercesseur. Et qui sait s’il ne se le gardera alors pas pour Lui, notre bonheur ? On n’a jamais prouvé que Dieu n’existait pas ; on n’a pas prouvé non plus qu’il avait de bonnes intentions, ce d’autant que l’enfer lui-même en est pavé. Pourquoi alors ne pas faire don de notre malheur ? Au pire, on se le reprend en boomerang, ce qui peut se gérer sans dommage avec quelques bonnes techniques de jujitsu.
L’idée est à creuser. La Cocotte elle s’en moque. Sa semaine de Carême la porte dans la touffeur de la Tisanière qui n’a d’égale que celle de l’entre-deux-cuisse de Rosalie, on s’en doute, en même temps qu’elle saisit sa Poêle, elle qui voulait renoncer à la violence en la faisant griller au Barbecue, bien sûr. Sacrée Cocotte, toujours à la pointe de l’idée fixe, éviter à Dieu de se prendre une Gamelle, quitte à se sacrifier l’humeur en la jetant au fond du Fait-tout.
Un sacrifice encore ? N’en sortirons-nous donc jamais ? Soyons forts ! Résistons à l’oblation et que voguent, au loin, toutes nos galères.
À plus !

Information publiée le dimanche 1er mars 2015.

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