Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] Dimanche du Baptême du Seigneur



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] Dimanche du Baptême du Seigneur La République est attaquée et l’on voudrait nous servir une bonne louche de Dieu, celui qui est bon, bien sûr, pas le méchant qui serait l’inspirateur des combattants de l’obscurantisme et de la réaction ? Mais qu’il aille se faire foutre ce Dieu qui appelle au meurtre ! « Se faire foutre », Dieu ? Parfaitement ! Cela lui ferait du bien un bon coup de (Gégé la) Trique dans l’c… ! Mais… Mais… Dieu est amour ! On sait tous ça, non ? Alors ? Bon ou méchant, Dieu ? Il faudrait être fixé une bonne foi(s) pour toutes.
Est-il une sorte de docteur Jekkyl et mister Hyde d’une spiritualité à deux balles ? Oh ! pardon. Il y aura fallu plus de deux balles pour que vingt personnes trouvent la mort cette semaine dans une guerre qui n’est pas sainte, parce qu’une guerre ne peut pas être sainte. Et Dieu ne vaut ni deux, ni dix, ni sang, ni mille balles ! Il ne vaut rien s’il sort de nos cœurs pour devenir un instrument au service d’une doctrine politique qui veut tuer la liberté, tuer le savoir et tuer l’amour qui est en chacun de nous.
Est-ce la Cocotte enchantée qui parle ainsi ? Elle pourrait bien sûr mais nous renvoie, jour d’exception, à un commentaire incrédule de son amie albinos (ici) qui nous a plus habitués à défendre la République que Dieu. Mais qu’importe en ce dimanche de communion nationale ! Marchons. Marchons. Et que les cœurs les plus purs aiguisent nos crayons !
Ah ! Charlie. La Cocotte te donne sa plume pour que jamais la liberté ne meure. Elle peut même te faire des crêpes à l’avoine, si cela peut te chauffer le cœur car ses crêpes, il faut le savoir, ne sont pas faites à la Crêpière qu’elle réserve à l’obscurantisme sous toutes ses formes. La cuisine de la Cocotte est amour, sans discussion possible, un amour qui infuse dans la Tisanière et nous enivre chaque jour des effluves de bonheur auquel on aspire. Alors bien sûr qu’elle a peur que la République ne brûle dans la Cassolette, comme si on l’avait passée sans précaution au Barbecue. Que nenni !
Il est l’heure. Rassurons la Cocotte. Rassurons-nous. La liberté a un prix mais elle est toujours la plus forte. « Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute... » [*] Chantez. Chantons.
À plus !


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[*Le Chant des partisans, bien sûr.


Information publiée le dimanche 11 janvier 2015.

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