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[La Cocotte enchantée] 30e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 30e dimanche du temps ordinaire« Dieu exige qu’on aime les pauvres » (Ex 22, 20-26) ; pas les homosexuels ni les divorcés ? Oh ! elle est facile, celle-là car le synode, bien sûr, n’a jamais dit que Dieu ne voulait pas que l’on aimât les homosexuels ou les divorcés. Il a juste dit qu’ils ont dérogé aux règles élémentaires de la dignité humaine et, qu’à ce titre, il ne fallait pas qu’ils pensent être les égaux des tenants de la finance internationale, des joueurs professionnels de football ou des tortionnaires de tout poil (ce sont des exemples pris au hasard, bien sûr).
Quelle horreur ! Le synode a dit cela ? Bien sûr que non ! On interprète encore tant on ne comprend pas bien pourquoi le fait de se libérer de l’amour marital, en divorçant par exemple, ou en ayant une sexualité débridée dans les bosquets des jardins des Tuileries, obtient si peu de considération auprès de nos évêques alors que cette libération est par nature propice à rapprocher le croyant de son Dieu. Regardez la Cocotte enchantée. Elle en est le parfait exemple. Elle fornique à qui mieux mieux (si si, c’est vrai) sans que cela ne l’éloigne de sa foi ni de sa paroisse.
Remarquez, peut-être que le synode ne s’intéressait qu’aux hommes, au moins en ce qui concerne les homosexuels. On n’a pas senti en effet que les femmes puissent être concernées par tous ces propos dénonçant insidieusement la dépravation qu’il s’agit de bouter hors de la vue de Jésus en croix. Comment pourrait-il en être autrement ? Imaginez ces pauvres drilles condamnées à la chasteté éternelle dans un confinement viril où le football n’est pas de mise. Comment pourraient-ils, eux qui ne connaissent des femmes que les catins et filles violentées, imaginer qu’elles puissent jouir sans homme ni godemiché ?
Ni godemiché ? En fait, on n’en sait rien, la Cocotte ne nous disant pas grand-chose sur ses ébats divins avec Rosalie. De la Bouilloire sortent juste les vapeurs d’un premier petit-déjeuner à nous tordre d’émotion avant que la Tisanière ne libère les larmes qui vont avec (et un secret incroyable !), et aussitôt la Cocotte se reprend pour brandir sa Crêpière contre le synode puis nous présente sa Friteuse pour évoquer son admiration pour les grands de ce monde. N’y a-t-il pas là comme une contradiction ? Ni plus ni moins que celle qu’évoquent certains commentaires attentifs au synode. Heureusement, la Cocotte se rattrape dans son Chaudron pour une tambouille politique qui nous est si chère.
Ah ! chère Cocotte si bien dans sa chair. Mais pourquoi Dieu voudrait-il te retirer cela ? Par jalousie pure ? Encore une fois, Dieu n’est pas jaloux, les évêques, par contre… C’est évident !
À plus !

Information publiée le dimanche 26 octobre 2014.

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