Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 25e dimanche du temps ordinaire



Cy Jung — [La Cocotte enchantée] 25e dimanche du temps ordinaire« Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu’il est proche. » [Is 55, 6-9]
C’est un peu comme la main de la Cocotte enchantée dans la culotte de Rosalie, finalement, sauf que l’on écrirait plus volontiers « tant elle se laisse trouver » et « tant elle est proche ». Mais nous n’y sommes pas. L’orage gronde. La ragasse mouille et sèche en aussi peu de temps que le désir vagabonde, là, à coup sûr, mais pas encore tangible.
C’est étrange, d’ailleurs, comment le désir s’accommode si bien des mécanismes de la foi, comme si la joie qui les incarne chacun faisait métaphore commune. Peut-être est-ce pour cela que les Écritures bannissent à ce point le désir (et le plaisir qui va avec), parce qu’il serait un sacré concurrent de la piété. Heureusement (pour nous et pour elle), la Cocotte ne semble pas dans la nécessité de choisir, convaincue sans doute que Jésus ne sera pas jaloux de Rosalie. Pourquoi le serait-il d’ailleurs ? L’amour est sans limites, non ?
L’amour, oui, mais le désir, cette pulsion qui mène à l’absolu, cette joie qui féconde les cœurs et porte à une jouissance désincarnée ? C’est bien là que le bât blesse, dans la désincarnation, et la Cocotte aime trop la chair pour renoncer à un baiser au milieu d’une horde de communistes écoutant du rock and roll, ce d’autant qu’il avait goût de merguez. Elle aime également trop son Jésus pour ne pas lui offrir la joie du désir retrouvé. Serait-elle en train de nous dire que le désir ne se fonde pas sur le sacrifice ?
Ouh là là ! Voilà bien une abomination dont on ne peut que se délecter, comme cette semaine notre Cocotte se délecte de la plus douce des infusions tant sa Tisanière a un bon culot, sans négliger d’étouffer à la Cassolette les affres de la rentrée politique, un jeu qui ne l’amuse plus guère et la porte au désespoir. Heureusement, Rosalie… et un petit pâté familial qui cuit en Terrine. Mais pourquoi notre Cocotte consomme-t-elle toujours la famille en terrine ? Relisez Titus Andronicus, vous comprendrez !
Ah Shakespeare ! Il n’y a pourtant rien de pourri au royaume de la Cocotte enchantée… Qui sait ?
À plus !

Information publiée le dimanche 21 septembre 2014.

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