Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] — 19e dimanche du temps ordinaire



Mais qu’augurent donc ces déluges à répétition qui tombent sur nos têtes comme le Ciel sur celle de nos ancêtres les Gaulois ? Sont-ils là pour nous laver de nos péchés ou sont-ils le signe que nous ferions bien de sortir la scie égoïne (hey-gouine !) pour bâtir ces grands vaisseaux qui nous sauveront… si tant est que Noé (qui paraît-il, était albinos) accepte de rempiler pour nous sauver des jeux de mots à deux balles de sa descendance saphiste diaphane.
Il en a sans doute vu d’autres, Noé, dans son grand bateau, et ce ne sont pas quelques ragasses estivales qui vont le sortir de son légitime repos. Il ne nous reste donc pas grand-chose pour espérer savourer un pique-nique au sec à l’ombre d’un grand chêne. La Cocotte elle-même semble démunie face à la météo, peut-être parce que ces déluges sont à l’aune de ce qui se passe dans ses fesses : une alternance inconsidérée de passages pluvieux non dépressionnaires et de temps sec à effet anticyclonique. Vous suivez ? Mal ? Faites un effort, que diable !
Enfin ! le diable. Gégé la Trique vous le dirait, il se tire toujours par la queue, ce que la Cocotte enchantée ne peut malheureusement pas entendre. Il vaut donc mieux lui parler d’amour, cela lui est plus acceptable sous ce vocable-là. Humez, pour vous en convaincre, le doux fumet qui s’échappe de sa Rôtissoire. N’a-t-il pas une odeur qui rappelle l’essence de filles ? Ou plutôt celle supposée de Rosalie ? Ah ! Rosalie, elle est partout, désormais, dans la Marmite, autant que dans le Fait-Tout même si la Cocotte tente de faire diversion avec un Wok tout neuf qui recèle le souvenir d’autres saveurs. Le sexe, la cuisine. N’est-ce pas la même chimie ?
Profitions des ragasses et oublions les vaisseaux fantômes. L’été indien qui se prépare va avoir besoin d’un stock de fraîcheur pour être supportable !
À plus !

Information publiée le dimanche 10 août 2014.

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