Blog — La Cocotte enchantée

[La Cocotte enchantée] 11e dimanche du temps ordinaire : la Sainte Trinité



Vous voulez une bonne nouvelle ? Nous sommes pourtant bien loin de l’Annonciation qui se célèbre, chacun sait, le 25 mars. Dieu, alors, « propose et attend une réponse » et s’incarne en Marie qui va porter son Fils. Mais ne peut-il y avoir d’autres « bonnes nouvelles », d’autres incarnations, d’autres propositions qui attendent une réponse comme celle de la Cocotte enchantée qui se demandait si l’Esprit Saint saurait pénétrer son cœur, s’incarner en elle, telle une joie qui la porterait au-delà de la pénibilité du monde ?
Heureusement qu’il y en a, au sens figuré s’entend, comme ce dimanche de la Trinité qui nous permet de percer le mystère de Dieu. Rien que ça ? Rien que ça, au moins pour la Cocotte enchantée qui, et c’est notre bonne nouvelle du jour, a bien réussi à ouvrir son cœur à l’Esprit Saint dimanche dernier. La voilà donc requinquée pour un certain temps, tout entière à Dieu, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, pénétrée d’éternité, de plénitude et de souffle, heureuse donc. Heureuse ? On peut se le demander à la lecture de ses billets de la semaine, même si une telle lecture risque de poser la question de la difficile équation entre foi et bonheur. Difficile équation.
Le premier ustensile de ce bonheur serait-il le Sautoir ? Il est vrai que le mets qui en sort a le goût de la joie mais on note tout de même ce ton acerbe qui caractérise notre Cocotte et marque sa défiance à l’égard du monde. Elle en convient elle-même dès qu’elle cuisine au Barbecue, avouant sans ambages que Dieu, parfois, peut ne pas suffire ! Incroyable, ce d’autant que l’on voit bien qu’il n’y suffit pas. Dans sa Cassolette mijote tant d’amertume si mal contenue qu’en un seul tour de poignet, dans la Crêpière saute une galette aussi puante que les bombes des enfants gâtés.
Quelle misère ! Notre Cocotte aurait-elle au fond de cœur quelque chose qui la mine, quelque chose de si lourd que même la Trinité ne peut l’en soulager ? Silence. On pleure.
À plus !

Information publiée le dimanche 15 juin 2014.

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